Less is more !


less is more

La source de cette image est ICI .

Pourquoi ce billet ?

Je lisais hier avec grand interêt le billet d’Antigone xxi.

Je dois dire que le slogan « Less is more » me parle grandement et cela depuis plusieurs mois.

Pas vraiment par choix au départ, je dois le dire.

Plutôt pour une raison de budget, il est vrai.

Mais c’est vrai que l’abondance de choses sous toutes ces formes n’a jamais vraiment été synonyme de satisfaction pour moi .

Je viens d’une famille aisée et je n’ai jamais manqué de rien étant enfant, j’avais tout ce que je voulais, en étant adolescente, il en était de même.

Vous savez quoi ? Je ne savais pas attendre, je ne savais pas me satisfaire, ça n’était jamais assez en fait .

La théorie dite « du yaourt géant »:

Un jour j’ai expliqué un peu maladroitement avec mes mots d’enfant ( oui, tu sais, j’ai vraiment gardé mon âme d’enfant moi hein) au Chef de mon cœur  que la vie était comme ces pots de yaourts géants que pas grand monde n’achètent dans les rayons frais des grandes surfaces.

Ces yaourts sont si grand, on ne sait pas très bien quand on doit s’arrêter de manger le yaourt qu’il contient, on a pas de limite et très franchement, chaque cuillère devient un automatisme, on mange inévitablement au-delà de notre faim, au-delà même de notre gourmandise.

Ce pot de yaourt géant ça représente un peu toutes ces choses que l’on consomme car on en a besoin ou que l’on croit en avoir le besoin. Sans limite parfois…

Je sais ce que tu penses, je suis un peu barrée  mais je n’y peux rien, j’ai souvent des images symboliques qui me viennent en tête pour tout un tas de situations … ( ne pars pas s’il-te-plaît hein).

Concrètement ?

Tout cela pour dire que ça fait bien une année que je ne fais plus les magasins.

Au départ, je le vivais (très) mal.

J’avais le sentiment de ne rien avoir à me mettre.

Puis, eu fil des mois des semaines, je me suis détachée de cette dépendance .

J’ai donc actuellement dans mon dressing uniquement des choses achetées d’occasion à des vide-dressing, il est vrai que j’ai de la chance, ma petite sœur en fait souvent elle me fait des prix … défiants tout concurrence . Mais malgré cela, je ne me laisse pas aller ( vous pourrez lui demander), j’achète uniquement ce dont j’ai besoin et je fais en sorte de trier mon dressing dès j’achète de nouveaux vêtements.

J’ai donc un dressing très sommaire.

Je tente alors de vendre les vêtements qui ne me servent plus par lots, mais, comme c’est le cas présentement, si je n’arrive pas à les vendre, je vais les déposer chez Emmaus par exemple, ou dans les contenaires à vêtements sur le parking de ma grande surface habituelle.

Pour les chaussures, j’ai fait pareil, j’ai vendu beaucoup de paires. A bon prix en plus ! Car elles étaient en excellent état, ces chaussures achetées trop petites et qu’on se dit qu’elles vont « finir par se faire », ou celles achetées trop grandes par maladresse.

On ne m’y reprendra plus.

Je ne me suis pas acheté des chaussures cet hiver à part des Minnetonka achetées dans un magasin d’usine hors saison. Et oui, il faut guetter les bonnes affaires partout.

Voilà un peu ma richesse du moment, j’ai moins de choses mais j’apprécie d’une manière hautement considérable tout ce que j’ai .

Et mes vacances ont été pour moitié ( pour l’instant) financées par mes ventes.

Je n’ai pas l’intention de m’arrêter là.

Je pense que quand on entre dans cette mécanique, on ne fait jamais marche arrière.

Je suis comme ça aussi pour les livres, je ne les achète que d’occasion et je les revends ensuite.

Hop, un tour sur le Bon Coin, et comme, il faut bien que je l’avoue, j’ai toujours de la chance, je trouve toujours, ou presque du premier coup l’ouvrage que je cherche et je le paye parfois jusqu’à un dixième du prix.

J’aime cette idée d’accéder aux choses sans en payer le prix fort car surtout je ne vois plus l’intérêt  de faire autrement. Et j’aime aussi l’idée d’avoir des choses qui ont une vie et un passé, ça peut paraître un peu bête mais c’est tout comme ça que je le ressens.

Je préfère attendre quelques jours, mêmes quelques semaines pour trouver un livre ou n’importe quoi d’autre d’occasion plutôt que de l’acheter neuf aujourd’hui.

Je n’achète pas d’occasion pour mes enfants car je n’en ressens pas le besoin actuellement, le grand transmets presque toujours ses vêtements au petit et on ne dépense pas beaucoup en vêtements.

Chaque achat matériel est réfléchi en fait .

La question que je me pose toujours est la suivante : « Est-ce que j’en ai vraiment besoin? « 

  • Si oui, j’achète ( d’occasion ou non) ou je cherche si je peux faire autrement ( exemple la Cup me fait économiser des sommes folles !)
  • Si non, c’est que c’est une envie et elle peut attendre car une envie ça passe aussi vite que c’est venu Promis.

Je n’ai pas acheté de maquillage depuis six mois, je finis tout ce que j’ai et rien ne me détournera de ce but.

Je sais attendre, je ressens la valeur de chaque chose, j’ai une vie qui m’apporte une grande satisfaction désormais comparé à ma vie d’avant remplie d’abondance.

J’ai tout gagné !

 

Et vous ça te parle ce slogan ?

 

 

 

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15 réflexions sur “Less is more !

  1. ça me parle à fond ce slogan !!
    Et cette phrase « est-ce que j’en ai vraiment besoin? » résonne à chaque fois que je fais un achat ! Par contre il est vrai que quand on a besoin de quelque chose, on achète de bien meilleure qualité qu’avant ! Donc, on y gagne, j’en suis sûre ! Bravo pour ce bel article qui fait réfléchir !!

  2. Oh, c’est super ! Moi aussi j’adore ce slogan !
    Par contre, une petite chose, c’est Antigone XXI (tu sais, les chiffres romains de 21 !) Je te dis ça parce qu’elle le répète beaucoup… et ça la vexe qu’on écrive xxi ! 😉
    Merci pour ce super artilce !

  3. Ca me parle beaucoup.
    Je n’ai jamais manqué de rien et j’ai eu droit à des frustrations étant enfant.
    Aujourd’hui je vis quotidiennement le « less is more ».
    Que ce soit dans mes achats, dans mes relations où dans les choses que l’on doit vivre.
    J’achète en seconde main depuis la naissance d’Ebay mais pas pour vivre le « less is more ».
    Je ne cours plus après les avoirs et je vis moins de rencontres mais elles sont plus intenses.
    Quelle joie pour les adorables petits monstres de découvrir le cadeau tant attendu depuis des semaines.
    Voir mes amis à la va-vite 10 fois par an n’a plus aucun sens. Partager, un moment ensemble, préparé de longue date, savourer chaque minute, prendre le temps d’écouter l’autre est un bonheur absolu.
    Faire moins mais mieux.

  4. Oh oui ça me parle!

    J’aime beaucoup aussi le terme de sobriété heureuse…

    Pareil que toi question fringues, make up… et puis je me suis aussi tourné vers le no-poo depuis novembre.

    Avec tous ces changements je me sens mieux dans ma peau! Comme tu l’explique si bien. C’est tout bête… et ça passe aussi par une énorme déculpabilisation.
    Je m’explique. On est bazardé d’images et d’informations sur la pauvreté humaine. Et souvent nous sommes juste récepteurs de la souffrance humaine sans pouvoir y faire grand chose. De consommer moins et mieux (et de n’avoir jamais remplacé la tv qui s’est cassée 1 semaine après fin de garantie) me réconcilie avec moi… je ne jette plus rien de mon frigo en ayant dépasser par maladresse la date de péremption (et en me disant, mince, cela aurait pu carrément faire le bonheur d’une famille ailleurs…)

    Bref, je me sens désormais VIVANTE.

  5. Oh oui, encore un point sur lequel on se retrouve… Niveau budget, c’est la cata à la casa, alors on fait avec le moins, et ça me va bien. Contrairement, je ne viens pas d’une famille aisée, c’est dans mon sang d’aller contre cette consommation excessive je crois. Mais c’est pas tous les jours faciles non plus, surtout niveau fringue en fait, alors je t’explique pas la guerre dans ma tête, entre mes principes (qui remontent à mon éducation) et ces milles frustrations chaque jour… Mais une vie plus simple procure plus de bonheurs je pense, car on est moins frustrée de tout ! Merci encore une fois 🙂

  6. Complètement en phase. Par contre chez nous c’est l’inverse vêtements neufs en fonction des besoins pour nous (petite quantité mais qualité) et occasion pour les enfants, je fais 2/3 grosses brocantes où je chope des marques et du neuf parfois à 1e/pièce et j’ai une liste de ce qu’il leur faut

  7. yeeees !!!!! j’adoooore !!! après un bout de temps à fonctionner comme ça, j’ai fait une petite « rechute », et voilà, la maman des p’tits pois me remotive !!!MERCI Noémie !!!

  8. Je suis en chemin pour ça aussi. Pour les enfants il n’y a que les jouets pour lesquels je n’arrive pas à passer à l’occasion. Pour nous j’avoue que je n’ai pas encore trouvé de magasin d’occasion qui soit bien. Et les vide grenier, comme je suis encore fragile sur les achats impulsifs je n’ose pas encore! Je serai valable de revenir avec une tondeuse alors qu’on n’a pas de jardin!
    Par contre on est presque entièrement meublés récup.

    Mais la cup c’est vraiment bien? J’y pense depuis un moment mais il y a qqs détails techniques qui m’intriguent encore…

  9. J’ai été élevée dans un milieu vraiment modeste et j’avoue bien gagner ma vie aujourd’hui alors c’est un peu l’inverse parfois qui se produit! Mais j’essaye un peu d’être raisonnable, en tout cas sur certaines choses.
    Petit exemple pour les livres (je voulais faire un billet la dessus justement) pour le Lapin j’adore aller chez Bouquin Shop où j’arrive à lui compléter facilement des collections d’un mois sur l’autre pour vraiment pas cher (genre les Babar) et pareil sur Le Bon Coin. J’aime les livres donc pour moi quand je peux trouver des occases je les prends sinon c’est un petit plaisir que je me fais. Et je ne les vends pas, je n’y arrive pas c’est sentimental ma bibliothèque!
    Pour la bouffe zéro concession sur le prix et la qualité et on ne lésine pas non plus sur le chauffage en hiver.
    J’ai des crises d’achats compulsifs mais souvent pour les autres, genre pour Le Lapin, mon homme, c’est bizarre comme un besoin de faire plaisir par un petit cadeau ou un vêtement en plus. Ça m’énerve parfois d’avoir l’impression de consommer pour consommer. Mais c’est un peu plus fort que moi. Bon attention hein, je suis pas non plus complètement barrée à dépenser des sommes indécentes en conneries. C’est même moi la raisonnable du couple 🙂
    Enfin, j’aime bien mettre les trucs sur le bon coin et récolter des sous que je mets dans une enveloppe pour un projet particulier ou alors dans la tirelire du petit!
    Je suis pleine de contradictions je sais. Je sais que l’argent ne fait pas le bonheur. Et je sais aussi que j’ai de la chance de pas avoir à me poser trop trop de questions mais vu mon parcours et mon enfance j’avoue être fière de m’être battue et de m’en être sortie.
    Je me doute que mon roman-commentaire va susciter des réactions pas forcément positives mais bon 🙂

    En tout cas cela n’empêche que je suis 1000% d’accord avec ta vision des choses, on se crée la plupart des besoins que l’on a. (Coucou madame jesaispluscommentnotreprofdephiloaulycée)

  10. Je trouve ton article tres interessant ca ouvre l’esprit meme si je ne suis pas dans le meme etat d’esprit. Je suis ine acheteuse compulsive, j’adore posseder et je suis incapable de me separer de « mes biens » c’est completement debile des fois ( genre je jette pas les magazines..) mais j’ai toujours ete comme ca. Je me soigne doucement mais la route est super longue… En plus mon mari est comme moi je te dis pas le merdier qu’on peut avoir dans la maison.parfois je me dis que tout ca est vain cette course a la conso mais j’en suis pas encore a le vivre comme un probleme alors je continue mais il ne faut jamais dire fontaine.. Alors qui sait!
    Merci pour ton partage en tt cas

  11. Ca me parle carrément !
    Depuis le début de ma seconde grossesse, en aout 2012, je crois n’avoir acheté qu’un slim, et encore, parce que je suis plus mince maintenant qu’avant ma grossesse, et ras le bol des jeans qui pochent sous les fesses… peut être un Tshirt en solde, et encore, je vois pas lequel !
    De toute façon, depuis des années, je n’achète plus rien qui ne soit pas en soldes, et minimum à 50%, y compris pour mes loulous, pas par manque de moyen, juste parce que je vois pas l’intérêt de payer plein pot alors que c’est quasi les soldes toute l’année, maintenant…
    Certains me traitent de « radine », tant pis…
    Deux choses m’ont aidé aussi : un déménagement (et la perspective d’avoir des cartons a trimballer pour rien) et un projet de grand voyage en famille, ou il va bien falloir réduire la garde robe de chacun au minimum…
    Donc, c’est vide grenier, bourses au vêtements, ventes sur LBCoin (ça j’y arrive moins…)
    Les choses que j’ai du mal a virer, ce sont les affaires de mes loulous, donc pour l’instant, je garde, celles du grand servent au petit, celles du petit serviront peut être aux neveux un jour, et les jouets sont gardés car quand je vois la joie du papa qui a ressorti ses playmobils d’il y a 30 ans avec son fils, bah, ça n’a pas de prix…

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