J’ai la rage.


la rage

Je pourrais le dire tout autrement mais ça ne serait pas vraiment sincère.

J’ai envie d’être sincère tu vois.

Je le dis comme ça car c’est parfaitement ce qu’il en est.

Je le dis car ça me brûle de garder ça pour moi.

Je le dis car j’ai l’espoir que mes mots apaisent et contentent quelqu’un d’autre que ma petite personne.

 

 

J’ai la rage….

De devoir planifier ma journée à l’avance au point de savoir à l’avance à quelle heure je vais pouvoir avoir la possibilité physique d’aller faire pipi.

J’ai la rage qu’à chaque fois que G. détient un jeu, R. le veuille ardemment comme si c’était visiblement le dernier jouet sur cette Terre.

J’ai tellement la rage que G. soit jaloux de tout ce que fait R. J’ai une putain de tristesse rageuse quand on m’avoue que son bégaiement provient grandement de ce problème.

J’ai la rage que je ne puisse pas relâcher mon attention cinq petites minutes sous peine qu’ils ne se battent, se blessent, hurlent et s’abîment…

 

J’ai la rage de cette colère de gosse qui m’enflamme les nerfs et le cœur .

 

J’ai la rage…

Que nous pourrions profiter de la vie . Mais qu’en fait non, tout est bien trop périlleux et compliqué quand je suis seule avec eux.

J’ai la rage de ressentir autant le besoin de me défouler et de ne pouvoir présentement l’exprimer autrement qu’en criant trop.

J’ai la rage car je me sens seule à vrai dire durant ces journées au mal de ventre lancinant.

J’ai la rage de retenir mes larmes pour sauver la face et me convaincre que je ne baisse pas la garde.

J’ai la rage car je sais pas.

J’ai la rage car je sais que je ne suis pas la seule mais certains savent faire face. Mais pas moi. Alors j’ai la rage.

 

Car, quand je les sépare, ils pleurent.

Car quand je les laisse ensemble, ça dérape.

 

J’étais pas préparée à ça.

Je sais pas quoi faire .

Je sais qu’un truc cloche, je sais que je dois faire mal, enfin je crois … Mais voilà, j’ai grillé toutes mes cartouches, que puis-je faire maintenant?

Je suis épuisée de leurs cris et de leurs jérémiades à longueur de journée…

Qui me laissent terrassée avec une tolérance quasi nulle au bruit .

Qui me laissent incapable de me concentrer pour travailler.

Qui me font culpabiliser infiniment.

Qui me font avoir du mal à me regarder dans le miroir aisément .

Qui me font remettre tous mes principes en question.

 

Je souffre de ces conflits et je ne parviens pas à gérer les émotions qui me submergent  quand elles surviennent .

Parfois, ça fonctionne parfaitement, et puis, dans une seule petite demi-heure, dix crises se succèdent et me laissent KO, encore .

 

Ces journées-là, j’ai le sentiment d’être à côté de ma vie , de m’observer comme si j’étais plaquée au plafond immobile et concentrée, qui analyse, qui juge et qui condamne cette mère qui galère, cette mère que je méprise, incontestablement .

 

J’ai tellement la rage que ça se sent.

Avec eux, dans ma façon de leur parler, de m’adresser à eux, les fois où je voudrais juste  enfin ne pas les entendre crier pendant une insignifiante minute. Juste une.

 

J’écris ces lignes que je regrette presque déjà, avant même d’avoir cliqué sur « Publier ».

Car on me dira certainement que je suis laxiste et que, si l’envie  d’en prendre un pour taper sur l’autre se fait sentir, je n’ai qu’à le faire et ne pas en faire toute une affaire d’état.

Sauf que si, c’en est une pour eux, j’en parlais ici.

C’en est aussi une pour moi que la culpabilité ronge à petits feux, tout doux mais ardents à la fois.

 

Cette semaine est lourde émotionnellement pour moi.  J’ai tout de même vécu cette fabuleuse journée.

Mais les jours où j’ai la rage, il n’y a rien à quoi je puisse me raccrocher pour m’en sortir.

Cette semaine, j’ai crié tellement trop, j’ai donné une tape sur la main.

J’ai oublié tous mes principes quand les difficultés se sont pointées comme des vicieuses bien rangées les unes dernière les autres à s’enchaîner sans pause syndicale, à se succèder si vite, tout le temps . Sans cesse.

Sans me laisser une seule seconde pour me recentrer.

 

Je me sens perdue je-ne-sais-où entre la culpabilité et la honte.

Entre l’amour et la haine.

 

Je suis désolée mais  oui, je prends tout trop à cœur, je sais que c’est ce que tu te dis .

Seulement je suis cette fille là, que ne connait que trop peu la mesure de ses émotions .

 

Cette semaine j’ai la rage .

 

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Allez, ça ira mieux la semaine prochaine .

 

 

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54 réflexions sur “J’ai la rage.

  1. Bonjour, on ne se connait pas, je suis une amie d’école de Ben … je suis maman de 2 petites filles, une de 2 ans 2 mois et une qui vient de naitre il y a 1 mois. Je me sens parfois aussi démunie que ce que tu écris … lorsque avec ma grande j’élève la voix, lorsque je dis des mots durs qui peuvent avoir une incidence, lorsque j’isole ma fille parce qu’elle fait qqch qui ne me conviens pas (parce que la plupart du temps ça n’est pas « mon moment »). j’ai un métier particulier, je suis psychologue pour enfant .. et tous les moments où je « pète un plomb », où je suis exigeante, intransigeante, où je crie, punit … je me dis « cette mère là ça ne peut pas, ça ne doit pas être toi! » … et pis la pression redescend (elle redescend toujours à un moment), et ce moment là je prends le temps (l mien le sien) pour expliquer, avec des mots, des dessins, des jeux, pour m’excuser aussi de ne pas être parfaite, d’avoir tous les défauts du monde … même si je sais que ce que je dis ou fait aura peut être une empreinte indélébile sur ma fille … j’essaie, dans ces moments là, de lui montrer que c’est pas parce que souvent on est en conflit, que je ne l’aime pas. je l’aime au delà des mots. tu as le droit d’être exaspérer, de te sentir démunie, imparfaite, nulle, … mais lorsqu’il y a une éclaircie, un petit rayon de soleil au coeur de la bataille, saisit le, accroche toi à ce rayon parce que tes fils sont ta plus belle réussite, ta relation avec eux, leur relation entre eux, ce sont des étapes de touts les jours, où l’on construit, détruit, puis reconstruit, tout est en mouvement … et c’est ça ce qui est le plus beau avec les enfants ! je te souhaite que tes journées soient illuminées de beaucoup de rayons de soleil, ceux qui, lorsque la journée est orageuse te permettent de tenir un peu 🙂

    • zizabelle, on ne se connait pas non plus, mais je te remercie parce que ton com’ aussi me fait du bien. Je me suis beaucoup sentie jugée par les pédo-psy de mes garçons et ton témoignage remonte un peu mon estime de moi! Si même ceux qui ont tant travaillé sur les enfants et leur psychologie peuvent crier, perdre pied, alors ça me rassure parce que jusqu’à présent, sans être pourtant ni naïve ni stupide, j’avais l’impression dans leur regard d’être vraiment nulle comme maman. Ouf! Et merci!

  2. Mais si tu savais comme ça me soulage de t’avoir lue!!!!! C’est ultra déculpabilisant et ça me fait du bien.
    Voilà exactement ce que je ressens au quotidien avec mes 3 garçons!
    Comme c’est dur de gérer ces relations tendues entre eux, quelque part entre l’amour et la haine, ces relations tendues avec leur beau-père et leur père (pour ce qui concerne les 2 grands), ces crises de colère extraordinaires du petit dernier, ces tensions de pré-ado du grand avec moi, leur insolence, leur remarques désobligeantes entre eux et avec nous…
    Je me sens comme si je n’avais pas donné assez d’amour, ou trop, ou mal; comme si je ne savais pas soulager mes enfants de leurs douleurs morales, de leurs sentiments trop forts; comme si je ne savais pas les rassurer assez; je me sens comme si j’étais une mauvais maman.
    Et j’ai la rage contre moi, contre eux, contre mon ex, même contre mon mari, et même contre notre entourage impuissant, contre les différents professionnels qui nous entourent tant bien que mal sans résultats apparents.
    Et mes yeux et mon cœur me brûlent de colère et d’impuissance. Et mon cœur trop plein d’amour et de compassion, de peur et d’angoisse, de colère et d’impuissance me remonte dans la gorge à m’en faire mal…
    Comme c’est dur… Et comme je te comprend…
    Mais tu sais il paraît que l’amour peut tout rendre possible et il n’y a rien de plus grand que l’amour d’une mère alors j’ai bon espoir quand même.
    Et j’ai vraiment aucun doute sur le fait que tu es sur la bonne route avec tes enfants, même si c’est dur et lent à se mettre en place, parce que, d’après ce que tu nous donnes à lire de votre vie, tu travailles tellement dur pour que ça marche, parce que tu as su mettre ta fierté de côté pour te remettre en question, parce que tu as mis l’amour et le respect au top de tes priorités éducatives. Franchement tu me donnes de l’espoir à moi qui n’ai pas encore parcouru autant de chemin…
    Bon courage à toi… Et à moi aussi… 😉

  3. Je t’envoie plein de pensées positives.

    « J’ai la rage », c’est ce que je me dis souvent aussi les mercredis et les jours de vacances, quand il est que 10H le matin et que j’ai déjà hâte qu’il soit couché pour me poser, juste 1 minute… Et 3 secondes après quand il vient me chercher pour lire un livre, tout calme, ben j’ai la rage d’avoir la rage…

    Et il est tout seul ! Alors je compatis deux fois plus !

    C’est difficile, mais ne culpabilise pas ! Tu nous montres chaque jour quelle maman formidable tu es pour eux.

    Du courage et des Bizoux

  4. Bon courage ❤

    Avec mon petit chat tout seul, je ne peux comprendre certainement qu'à moitié… Mais pour moi, et sûrement la majorité du monde, tu n'es pas une mère laxiste, tu es terriblement forte et inspirante. Alors c'est normal d'avoir la rage, et ensuite de culpabiliser de l'avoir eue, et ainsi de suite… Le mettre par écrit est sûrement bénéfique, et nous tes fidèl(e)s lectrices, on pense à toi et on se sent moins seules aussi.
    Mais ce que tu leurs apprends à tes petits garçons, c'est magnifique. Alors bon courage.

  5. Comme je te comprend c’est les premiers mots qui me viennent… Mes petits garçons ont 13 mois d’écart et je lis assidument les comportements bienveillants sur internet. Je voudrais m’adapter faire au mieux mais je me sens souvent sans énergie vitale et seule maître à bord d’un bateau qui coule. Les journées avec des cris et des crises avec les deux loulous c’est comme une longue traversée du désert!!!
    Je sais que ça n’aide pas mais nous ne sommes pas seules et ces bouteilles à la mer aide à refaire surface pour recharger les batteries et offrir des réponses adaptés à ces petits bonhommes qui sont de grands hommes en devenir.

  6. Mon grand a eu quelques années ou il a testé, il est passé par la violence physique sur nous, puis il a lâché la phrase « je veux aller vivre chez mon père, ça fait deux ans que je veux » et j’ai respecté son choix, pas accepté, mais respecté.
    Nous avons eu encore des moments très durs
    des cris beaucoup, ils me sortait les pires horreurs nous avons espacé les visites à sa demande.
    Je crois que finalement, la vie « bohême » que j’ai eu ne lui convenait pas, et le fait aussi que nous étions extrêmements fusionnelles et que donc la défusion plus la colère, fûrent un mélange explosif.
    Les choses se sont apaisées ces derniers temps et ça fait du bien
    Car être confrontés à tant de rage car c’est le mot et ne pas trouver de solution nous tue à petit feu de l’intérieur.
    C’est toujours difficile, insupportable par moment, on se sent effectivement en dehors
    Beaucoup de patience mais alors beaucoup, de compréhension, de capacité au pardon (il en faut et pas à moitié) et cela avance
    Bon courage à vous je comprend complètement et bravo de le poser, tout le monde n’oserait pas!

  7. Un petit commentaire juste pour t’envoyer plein de soutien et pour te dire cette phrase qu’un jour on m’a dite et qui vaut tous les discours de la terre: dis-toi que tu es la meilleure maman (et la seule) que tes enfants peuvent avoir!

  8. On l’a toutes vécu cette émotion de rage-là, si ça peut te rassurer.

    Je suis aussi sur le chemin de la bienveillance, et quand on n’y arrive plus, qu’on est démunies, la rage est 10x plus intense je trouve (et la culpabilité aussi).

    Ce que m’évoque ton billet c’est surtout un besoin de décompresser. Si tu as la possibilité de passer le relais un peu, d’aller t’aérer, prendre un bain ou faire un ciné sans p’tit pois collé à tes basques, fais-le ! Lâcher la maternité le temps d’une soirée (ou plus!), ça aide beaucoup à repartir plus zen et plus patient.

    Quant aux disputes des p’tits pois, j’ai aussi les mêmes ici ! Je ne sais pas si tu as lu le Faber & Mazlish sur la rivalité entre frères et soeurs mais ça déculpabilise un max et donne beaucoup d’astuces pour s’en sortir et prendre du recul 😉

    Bon courage, je suis passée par là aussi et y repasserai forcément un jour, je sais à quel point c’est … rageant …

    • Oui, tu es la deuxième à me dire ça mais oui, qu’est-ce-que tu as raison, j’ai besoin de temps pour moi… Ne serait-ce que pour bosser pour ma classe tranquillement.. Car ça, franchement, ça me ferait déjà tellement de bien .

      Merci pour ton commentaire !

    • Je pense moi aussi que c’est la solution: avoir du temps pour soi!
      Moi aussi je suis instit’ et j’avoue que je préfère être au boulot qu’avec mes enfants même si je les aime terriblement!
      Je les mets à la crèche tous les mercredis matin car je travaille une semaine sur deux le mercredi et les semaines où je ne travaille pas et bien au moins j’ai la paix pour passer des coups de fil , traîner ou même pour faire les corvées domestiques! Je me suis aussi inscrite à une activité physique et ça aussi ça me fait du bien!
      Essaye de prendre du temps pour toi et ne culpabilise pas parce que tu cries, c’est tout à fait humain et ça ne traumatise pas un enfant!
      Je crois en la bienveillance mais pas si la culpabilité doit nous ronger dès qu’on sort de nos gonds!
      Courage!

  9. Je pense que mon homme aurait pu écrire ses mots aujourd’hui, il est tout plein de rage, au point qu’il n’entend pas qu’il utilise un ton hyper sec.
    Mais j’aurais pu l’écrire également, lundi ou mardi, ou la semaine dernière ou celle d’avant, etc… Ça m’arrive tellement souvent et c’est tellement frustrant!
    Bravo à toi de l’avoir si joliment écrit.

  10. Comme je me retrouves certains jours dans tes propos, et même que j’imagine quelques instants quel serait ma vie…Sans enfant.
    Rapidement, je me dis qu’elle n’aurait plus de sens mais qu’est ce que j’aimerais l’espace de quelques jours être à nouveau  » comme avant », pour souffler vraiment, et qu’ils me manquent, et que tout recommence !

    Tu as une force énorme La Maman du Ptit Pois, car tu oses dire combien c’est dur, combien tu perds pied parfois ! Et reconnaître, c’est être déjà tellement plus avant que ceux qui, par culpabilité, parce que c’est trop dur d’accepter d’être imparfaites, nieront et s’empêtreront dans les conseils donnés aux autres quand tout s’écroulent chez elles…
    Et tu le dis si bien, en plus !

    Filliozat ( si tu ne connais pas, je te conseille ses conférences, très intéressantes ) conseille aux mamans à bout d’aller autant de fois que nécessaire aux…Toilettes, se poser, prendre quelques minutes de pause, du recul etc. Pour éviter d’exploser.
    Et puis, quand ça explose, et bien, ça explose ! On ne peut pas tout gérer parfaitement tout le temps…

    Courage pour cette période difficile. Une chose est sure : tout passe. Rappelle toi le premier mois avec ton BABI ( Bébé Aux Besoins Intense ! ) combien cela devait te sembler difficile ( les nuits, le bb scotché à toi, les pleurs incompréhensibles…) et aujourd’hui, ceci est passé.
    D’autres difficultés c’est vrai, mais cela passera, comme tout le reste. Tu fais de ton mieux pour le moins de fracas possible, et c’est déjà énorme !

    Un livre qui m’a beaucoup aidé :  » la fatigue physique et émotionnelle des mère, ou le burn out maternel « . Très déculpabilisant 🙂

    Bon courage et plein de pauses pipi !! 😀

    Lululu

  11. J’avais la rage, le burn out tapi quelque part là dans l’ombre. elle ne venait pas de ma famille mais du boulot et pourtant elle est entrée dans mon foyer. J’avais la rage et des enfants en colère, j’avais la rage et zéro patience, j’avais la rage et ce cercle devenait vicieux.
    Il a fallu aller jusqu’au bout du burn out avant d’enfin poser les valises. Tout est rentré dans l’ordre. Évidemment mes enfants s’entendent comme chien et chat, comme frère et sœur quoi. Ils s’adorent autant qu’ils se détestent.
    Mon seul conseil, poser les valises et arrêter de culpabiliser putain !
    Bon courage

    • C’est marrant ce que tu dis car justement en ce moment j’ai un stress assez important lié à mon travail et je crois qu’il toque à la porte de mon foyer.
      Ton commentaire me permet de me remettre en questions.
      Merci à toi !

  12. Poulette, j’ai envie de te dire, ça arrive, tu ne fais pas mal, tu es juste une maman et on apprend toute. Ce n’est pas simple, dis toi juste cela et essaye d’avoir un petit moment, même planifié, pour respirer.

  13. Il y a des jours, parfois des semaines où je suis comme toi … Un petit rien, une mauvaise nuit pour l un ou l autre, un graine de riz et tout dérape … On est perdue, dépassée, épuisée, honteuse de ne pas réussir à gérer … On est juste humain je crois … On ne peut pas être parfaite (et l on se pose trop de questions … ) mais on ne se changera pas ! Il faut essayer de voir le peu de positif de la journée …
    Bon courage

  14. En te lisant, j’ai l’impression que tu as passé un moment chez moi, à nous observer, tellement mes journées ressemblent à ce que tu décris.
    Ici, deux filles, 1 an et demi et 3 ans et demi. Des cris, des hurlements, des pleurs… fusent de tous les côtés. Du mien aussi :/
    Ça fait du bien de te lire, je me rends compte que c’est un peu pareil chez les autres.
    Tu me semble très à l’écoute de tes fils, et pas particulièrement laxiste. Je pars du principe qu’on ne peut pas dire non à tout, tout le temps, et qu’il faut parfois relâcher la pression. C’est difficile de trouver un échappatoire, d’autant plus quand on est en pause professionnelle pour élever ses enfants (ce qui est mon cas aussi :/). Essaies tu de dormir ou de comater un peu quand ils sont à la sieste? Ça peut te permettre de recharger un peu les batteries…
    Gardes confiance en tes principes, en ton éducation, j’suis sûre que t’es « une maman qui déchiiiiiiiiiiiiire! »
    😉

  15. Merci pour ton message. Tout comme toi j’ai la rage. De ne plus avoir de temps pour ma grande si demandeuse. De ne plus avoir envie de donner mon peu de temps à cette grande tellement difficile et exigeante, tellement jalouse. D’avoir envie de rentrer à 19h pour ne plus avoir à gérer cette tranche 17h/20h tellement éprouvante. De leur crier dessus tous les jours. de passer mon temps à les presser, à la tirer par le bras pour marcher plus vite… J’ai la rage d’avoir l’impression de préférer ma deuxieme parce que c’est tellement plus facile, parce qu’on en a trop chié. tellement chié que je n’ai plus aucune patience…. Bref, tout pareil que toi, mais je ne sais pas le dire…

    • Oh, on sent la tristesse dans tes lignes, ça me peine pour toi. C’est difficile d’être maman de deux enfants parfois…
      Il faut accepter et accueillir ce que l’on juge être un comportement inapproprié avec nos enfants et s’en servir pour rebondir .

      Je peux dire cela car ce jour, je me sens mieux.
      Bonne continuation, garde confiance <3.

  16. Déjà tes mots… m’ont fait du bien!
    Ici aussi on navigue entre amour fraternel et disputes, jusqu’aux mains ! Et moi, devant ça, impuissante… De la tristesse, au ras le bol…

    Ensuite, tous ces commentaires! Waouh!

    En quoi on reconnaît des mamans formidables? Elles se remettent en question, cherchent et parfois trouvent des réponses qu’elles ont partager. Elles ne laissent pas les choses ainsi. Elles s’excusent. Elles s’améliorent, chaque jour…

    Bisous tendres 🙂

  17. Ca me fait du bien de lire ça, parce que les miens (12 et 27 mois) se chamaillent pas mal aussi. Bien sur il y a des moments de complicité, mais la plupart du temps, ils se cherchent, se piquent leur jeux, se disputent notre attention sans relâche.
    Cette semaine a été + cool et j’ai eu l’occasion de passer une journée avec chacun, ça nous a fait du bien à tous.

  18. je n’ai pas lu les autres commentaires avant de répondre pour vraiment te donner mon sentiment sans influence.
    Je dirais juste que la jalousie, les bagarres, le cote « super casse couilles » c’est juste de leurs ages…
    Tu as deux tout petits bonhommes, rien de ce que tu décris ne me semble anormal.
    Ne te dis surtout pas que c’est de ta faute et que tu fais mal. Continue de faire au mieux avec ton grand cœur de maman. C’est bien plus fatiguant d’essayer de faire au mieux pour chacun donc c’est aussi normal par moment le ras le bol que tu ressens. Il y aura des phases plus harmonieuses, et d’autres beaucoup moins. courage, il y a toujours le soleil au dessus des nuages

  19. Coucou, je comprends ta rage. Je l’ai aussi. J’ai découvert des astuces et façon de gérer simple et calmement il y a peu et ça marche.
    1. sache que leur attitude est normal, ils se contruisent socialement, ça fait partie de leur développement : déjà quand on sait ça on culpabilise beaucoup moins.
    2. fait leur confiance pour régler leur dispute tout seuls : ça t’évite de crier et de ténerver, ça les aide à faire par eux même et à comprendre qu’ils sont capables de gérer sans maman. Tu serais suprise de voir qu’en fait les enfants arrivent à bien gérer si on leur laisse la possibilité. Et puis ça te fais moins de chose à faire
    3. si tu dois intervenir, je sais c’est le plus dure mais il faut absolument ne pas crier.
    S’ils se disputent pour un jouet, ne l’enlève pas mais aide les à comprendre, san jugement, ne prend pas la défense de l’un ou de l’autre :
    Quelques phrases magiques qui peuvent t’aider :
    – (en chantant) je vois 2 petits qui veulent le même jouet ♫
    – X tu jouais avec ça, je comprends que Y tu veux aussi jouer avec ça. (comme si tu étais un commentateur sportif). Y tu as pris le jouet à X, il jouait déjà avec. Tu veux aussi jouer avec ? (attend leur réponse ou du moins qu’il percute ce que tu viens de dire)
    S’ils se tapent: bloque gentillement la main et dit :
    « je ne te laisserai pas taper x, ça fait mal » ; « je ne te laisserai pas jeter ce jouet, ça fait mal », etc…
    Enfin j’ai aussi vu une maman qui a séparé ses 2 filles pendant 3 jours pour qu’elles recommencent à jouer calmement et après tout est redevenu plus serein.

    Voilà, j’espère que ça peut t’aider, courage xx

  20. Quel bel article ! Cela t’a certainement fait du bien de l’écrire, mais moi ça m’a fait du bien de le lire. J’ai 2 garçons qui ont 3 ans d’écart. Ils sont tout le temps ensemble, se chamaille (le mot est très gentil) 98% du temps, mais comme les tiens ne sont pas capables de vivre l’un sans l’autre.
    Leur attitude me laisse souvent sans voix (quoi que je puisse crier très fort sur eux parfois !). Moi l’enfant unique qui rêvait d’avoir des frères et soeurs, je suis souvent bien désolée de les voir se disputer.
    Notre changement de vie l’été dernier m’a permis de faire un vrai break et de recharger mes batteries. Nous avons calmé le rythme de notre famille ce qui a eu un effet bénéfique sur eux, sur moi, sur leur père. Et puis maintenant au lieu de crier je les envois chacun dans leur chambre pour qu’ils se calment…

  21. EH ben… Faut croire que ça fait écho, tout ce que tu dis, c’est vrai qu’on n’est pas parfaites et qu’on voudrait ne jamais ressembler à cette femme qu’on a une fois croisé dans la rue et qui hurlait sur son gamin comme une chiffonnière. Ceci dit, je pense quand même qu’il y a des choses à faire, ne pas simplement l’accepter. Il y a deux ans, j’ai fait une retraite de 10 jours de méditation sans aucun contact avec les miens (wouaw que c’est dur), 10 jours à méditer 11h par jour sans pouvoir parler, ni lire, ni rien d’autre. Moi qui ne me tait pas facilement, qui adore lire, et qui n’avait jamais médité. Quand je suis rentrée, il m’était impossible de m’énerver sur mes enfants, car tout simplement ils ne m’énervaient pas, ça a duré deux semaines, deux semaines pendant lesquelles, comme par hasard, ils étaient hyper calmes. Tout ça pour dire, que les relations frères et soeurs sont compliquées (j’ai 3 shtroumphs aussi) mais qu’ils ressentent notre nervosité. Méditer, prendre 20 minutes pour soi, ou même méditer en familles, on le fait avec nos enfants, ça fait un bien fou. Pour celle qui ont un boulot à plein temps, je vous conseille un petit moment pour vous le matin quand personne n’est levé. Moi je me prends 20 minutes pour faire du sport, ça fait du bien, je vous assure, on est mieux dans son corps, on se muscle, on fait le plein d’énergie. J’utilise un bouquin au nom ridicule « Un corps de rêve en 15 minutes par jour » et ben , croyez moi, c’est top! Voilà et le soir, 20 minutes de méditation, mettre ses enfants au lit, lire des histoires, c’est un moment tellement tranquille. Bises à vous toutes et courage, ON EN A BESOIN! Youhouuuu

  22. Déjà, bravo d’avoir oser écrire tout haut ces « mauvais » sentiments alors qu’ils sont tellement « normaux »… Cela fait du bien de vider son sac. Ensuite, tu as vu le nombre de témoignages identiques ? Tu n’es pas seule et non, tout n’est pas béni oui-oui partout.
    On se fait une tellement fausse idée de la famille parfaite que l’on est pas préparé à tous ces conflits alors que c’est tellement naturel pour ces enfants qui se socialisent entre eux et apprennent à se défendre contre l’autre, frère ou soeur ou copain. ..
    Je n’ai qu’un petit de 3 ans mais il se passe la même chose chez ma voisine ☺.
    Ce qui est le plus important, comme disait la fabuleuse Isabelle Filiozat que j’ai eu le bonheur de voir en conférence il y a 1 mois à Rennes, c’est que notre réservoir affectif soit plein afin de mieux répondre aux besoins de nos enfants qu’ils puissent recharger à leur tour leur réservoir affectif. Mais pour cela, il faut que la maman prenne un petit peu de temps pour elle ☺…
    Il y a 2 bons livres : le fameux « j’ai tt essayé » et « il n’y a pas de parents parfaits » qui dès les 1eres lignes, nous deculpabilise 😊.
    Allez, bon courage, ce n’est qu’une mauvaise passe peut être dû à cause du boulot (ça m’est arrivé cet hiver d’avoir une ambiance de merde au boulot et involontairement, me sentir mal à la maison…). Prendre du recul et continuer ici à venir vider son sac. On est là !!!

    • Déjà le réservoir affectif c’est trop vrai quoi … j’en fait l’expérience ce week end je me suis rapprochée physiquement de mes enfants et comme par magie la journée à été un peu meilleure. Merci pour ton commentaire 💖

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