Il y a là la vie .


C’est la fatigue qui s’accumule à cause de toutes ces nuits hachées et que l’on sait que l’on ne rattrapera jamais .

C’est la jalousie de ces deux petits êtres qui veulent leur Maman pour eux tout-seul.

C’est être tiraillée chaque jour que Dieu fait .

C’est ce sentiment d’insatisfaction permanent que j’ai concernant ma maternité,  me sentant difficilement mère à cent pour cent pour chacun de mes fils .

C’est cette organisation au poil qu’il faut tenir si on tient à ce que rien ne dégénère .

C’est tout ce que l’on ne fait plus et qui nous manque parfois.

Ce sont ces maladies attrapées en crèche qu’ils partagent et s’échangent qui finissent par nous rendre dingues.

C’est tous les moments d’intimité dont on aurait besoin mais qu’on remet à plus tard.

C’est cette incapacité à bosser à la maison .

C’est la limite du Burn-out maternel certains jours .

C’est cette phase d’opposition qui complique tout, encore davantage .

Ce sont ses cris qui retentissent trop souvent .

C’est renoncer à certaines tâches ménagères pour privilégier celles qui sont vraiment nécessaires .

C’est accepter de craquer, pleurer, accepter que parfois on a vraiment juste besoin de silence et d’être seule, rien qu’un peu.

Mais …

Il y a P’tit Pois qui s’entête à me dire que son frère pleure le matin et qu’il faut vite aller le chercher.

Il y a le sourire de cet Acrobate quand son frère lui fait les papouilles-de-tête du matin.

Il y a ces fois ou ils se jettent sur moi pour m’embrasser en même temps.

Il y a tous leurs fou-rires, nos bagarres générales, nos châtouilles.

Il y a tous les efforts que je fais pour leur apprendre à s’aimer et à partager .

Il y a les petits surnoms que Chaloupé donne à son frère quand ils font la course avec leur voiture et qu’ils me cassent les oreilles .

Il y a eu la fois ou il m’a fait remarqué que ça y est « Kakael, il parle ».

Il y a tous ces instants et toutes ces premières fois qui me font sourire niaisement .

Il y a toutes ces fois ou je regarde nos photos de famille et ou je ne peux retenir mes larmes de fierté .

Il y a l’amour, partout.

Il y a là la  vie, le reste j’oublierai .

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15 réflexions sur “Il y a là la vie .

  1. que c’est bien écrit ! Accepter de ne pas être parfaite, accepter de ne pas avoir des enfants parfaits, accepter ses limites, se remettre sans cesse en question mais sans jamais douter de soi… c’est tout ça être maman je crois ! Et puis ils grandissent et on se dit « mon dieu comme ça a passé vite ! »

  2. Merci pour cet article, j’en avais besoin ! Mes enfant ont deux ans et demi d’ecart ( 32 mois et 2 mois ). Je ressens la même chose, c’est difficile parfois, je me sens epuisee, demunie. Jai vu « mere epuisee » et ca m’a fait du bien. Merci encore

  3. Comme je me retrouve dans cet article avec mes deux derniers qui ont seulement 14 mois d’écart. Quand mon surimi de deux ans me dit qu’il ne faut pas laisser pleurer sa soeur , car elle est triste (avec ses mots d’enfants ) quand après que j’ai appelé sa soeur par tout un tas de surnoms en -ette et qu’il l’a appelée pépette , quand il tape les personnes qui prennent sa soeur dans les bras en hurlant : « c’est ma choeur ch’est pas la tienne » et tout un tas de bonheurs incommensurables que je partage avec eux chaque jour avec leur grand frère (de plus de 7 ans leur ainé)!
    Je souris niaisement , mais je me dis surtout que même si c’est clairement du sport , je suis la maman la plus comblée du monde!

  4. Ça me rappelle des souvenirs, c’est dur quand ils sont petits mais je te rassure, en grandissant c’est plus que merveilleux, les miens s’entendent à merveille (meme sils se chamaillent parfois bien sur) ils ont maintenant 6 et 8 ans et je fonds quand le soir ils se serrent très fort pour se dire bonne nuit, ça n’a pas de prix ! ( enfin si les 3 premières années de fatigue extrême pour maman ) bon courage et quand tu n’en peux plus que tu sens que tu vas craquer, respire un bon coup et penses aux bons moments !

  5. Eh oui, être parent, c’est être en permanence dans cette drôle d’ambivalence entre l’envie de tout envoyer valser, de péter un bon gros câble, de pleurer très fort… et cette force qu’on se découvre, cette patience, cet amour, et tous ces petits moments de pas grand-chose mais qui sont juste fantastiques : les voir grandir, prononcer un nouveau mot, nous embrasser, pétiller de l’oeil quand ils nous voient, découvrir de nouvelles choses, et tous ces moments partagés… C’est dur, dur, dur parfois, souvent, mais c’est bon, bon, bon, parfois, souvent 🙂

  6. J’aurais pu écrire mot pour mot ce post … mais au féminin ! Ici ce sont 2 fifilles à la maison … ça crie autant et en plus c’est strident … ça fait la course de petits poneys plutôt que de voitures (même si la 2ème adooooore ça et en a pas mal) mais c’est tt plein d’amour ! Heureusement qu’il y a ça pour nous faire tenir … ça ne peut pas être l’injustice totale non plus 😉

  7. Plein d’amour tout cela, de tendresse aussi… et même si parfois les choses de la vie semblent insurmontables, que de bons moments viennent s’interposer pour nous rapeller le bonheur d’être maman… Bonne fête à vous toutes demain… et merci la vie de m’avoir faîte maman 3 fois, bonne-maman 7 fois et bonne-bonne-maman 1 fois 🙂 ❤ ❤ ❤ <3<3<3<3<3<3<3 ❤

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