Être mère d’un BABI, le deuil du bébé standard


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J’en ai souvent parlé sur ma page Facebook, parfois même ici, sur le blog, mon Moumoune a pas mal de points communs avec ces bébés/bambins que l’on appelle B.A.B.I.

Je vous laisse ce lien du site Maternez moi qui est vraiment très bien fait pour comprendre ce qu’est un B.A.B.I.

S’il y a ne phrase que je dis souvent au Chef depuis que Moumoune est né c’est la suivante : « Avec lui, tout prend des proportions incroyables ».

Oui, avec Moumoune, bientôt 14 mois, tout prend des proportions disproportionnées. Tous ses sentiments sont comme exacerbés, quand il est heureux, ça vire à l’euphorie, quand il est en colère, il explose, quand il est fatigué, il est incontrôlable .

C’est un enfant incroyablement fusionnel avec moi mais également avec son père, il a énormément besoin de contact, besoin d’être porté à bras, en porte-bébé aussi . Mais paradoxalement, il nous repousse parfois avec une grande violence . Il est globalement toujours insatisfait . Il est épuisant…Mais la dose de tendresse qu’il sait transmettre fait (presque) tout oublier .

Il a du mal à s’endormir seul, il lutte bien souvent pour ne pas sombrer dans le sommeil. Il ne s’endort qu’en tétant, je ne lui donne plus le sein à ce jour mais un biberon de mon lait ou autre lui est le plus souvent nécessaire au sommeil. Il ne fait pas ses nuits, se réveille encore une à deux fois par nuit pour boire son lait, alors qu’il n’a pas réellement faim vu tout ce qu’il mange en journée.

Il déteste être engoncé dans ses vêtements, l’habiller est très compliqué. L’attacher dans son siège-auto est toujours synonyme de pleurs, il n’aime pas la voiture non plus .

Il ne supporte absolument pas le bruit, la frustration, je vous laisse imaginer les jeux avec son frère, à quel point c’est compliqué pour lui . Tout semble être un drame .

Mon bambin est à fleur de peau, prêt à exploser à tout moment, je ne peux rien prévoir de ses attitudes, car il est imprévisible .

Pendant de longs mois, j’ai mis cela sur le compte de l’âge, » il est petit » disais-je, voilà tout .

Sauf que, non, ça n’est pas tout, le temps passe et ce sentiment d’incompréhension face à lui et à ses réactions soudaines reste le même. Moumoune n’est pas parfaitement un bébé que l’on pourrait appeler standard, il n’y a pas à chercher plus loin, il n’est pas comme les autres bébés de mon entourage .

Il n’a pas eu non plus le passif des bébés de mon entourage . Cela a t-il joué un rôle ?

Nous avons été séparés bien longtemps dès sa venue au monde, il a été dans cette boîte transparente, loin de nous, privé de nous, cela laisse des traces, il doit garder les stigmates de tout cela, c’est certain.

Il a ensuite été opéré, son hospitalisation a été très compliquée, vous vous souvenez ?

Je ne sais pas, je ne saurai jamais, je suis sa mère et je m’efforce de lui apporter ce qui le comble sur le moment même si je sais que demain, cette même chose ne lui conviendra peut-être pas  . Cette relation fusionnelle entre mon bébé et moi est très déstabilisante émotionnellement, j’avoue pleurer souvent, j’avoue me sentir épuisée et dépassée parfois .

Je pleure car je voudrai être mère de mes deux à 100%,  je pleure car les pleurs de l’Acrobate résonnent trop dans cette maison parfois pour des choses si insignifiantes à mes yeux que ça en vient à m’énerver, et je culpabilise .

J’ai donc fait enfin le deuil d’un bébé standard.

Pendant des mois, j’ai souffert moralement en me disant que je ne parvenais pas à apprivoiser mon bébé, trop longtemps loin de moi.

Aujourd’hui, je ne souffre plus pour cette même raison, je sais que le chemin sera long mais j’ai confiance . Personne n’est plus apte que nous pour comprendre notre fils.

Aujourd’hui, je publie ce billet car je sais qu’il sera lu par des mamans comme moi et je recevrai volonté des témoignages qui pourraient me donner des pistes.

Je publie ce billet car je sais que les personnes de ma vraie vie le liront aussi et comprendront (peut-être ) davantage mon enfant .

Pour toi, Mini …

Quand tu es venu agrandir notre famille, tu as fait basculer ma vie . J’ai appris grâce à toi la peur, la souffrance, l’arrachement, la tristesse, la valeur de la vie en somme . Depuis que je suis enceinte de cinq mois, j’ai peur pour toi . Cette malformation qui nous tombe dessus, cette incertitude . Ta naissance, cet instant ou tout a failli basculer, notre séparation, un drame si palpable encore aujourd’hui au plus profond de mon être . Ce retour à la maison, ce vide, cette vague amère qui dura des mois. Il y a eu ensuite cette opération, cette hospitalisation à l’image de l’enfer ou j’ai été ton seul piller, ou je me suis battu pour qu’on m’entende, pour toi, ta souffrance m’a fait devenir comme folle .Crois moi Mini,  B.A.B.I ou pas, ça n’est  pas ta singularité qui nous empêchera de savourer la chance qu’on a que tu sois là.

Cela ressemble pas mal à un combat  quand on y pense . Mais, tu sais quoi mon amour, tu es là et on a largement gagné la guerre .

Je t’aime, infiniment, je ne sais pas si je t’aime bien, comme il faut, comme tu attends mais je sais que je t’aime du plus profond de mes tripes et de mon être. Mon fils .

Si ce billet vous parle, si vous connaissez des BABI, partagez ce billet . Merci ❤

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21 réflexions sur “Être mère d’un BABI, le deuil du bébé standard

  1. tres bel article, je ne connais pas ce que tu vis, donc désolé de ne pouvoir t’aider, c’est vrai que le mien pourrait avoir quelques caracteristiques mais je pense que ce qui s’est passé a sa naissance ni lui ni toi vous l’oublierais et qu’il a se besoin d’etre pres de vous, et de s’exprimer a sa facon, dans tous les cas courage, en esperant que tu auras des mamans qui viendront t’aider bon week end

  2. Quel courage. Il doit être difficile de ne pas craquer au quotidien, beaucoup n’auraient pas le quart de la force que tu as. Un jour il se rendra compte de tout ça et il se rendra compte qu’il a la maman la plus forte et la plus aimante du monde. Et je suis sûre qu’il le ressent déjà. Je ne suis pas maman mais je suis ton blog et ta page Facebook tous les jours, et tu es le genre de maman que j’espère être un jour. Courage, tu fais un travail magique.

  3. maman d’un babi, il a aujourd’hui 4ans et demi, et il est le plus adorable du monde. Tu verras si les débuts sont durs, éprouvants pour nous parents, qu’on se sent désemparer, en grandissant ça devient des enfants merveilleux, dotés de qualités que d’autres enfants du même âge n’auront pas forcément. je partage volontiers.

  4. Encore une fois, tu m’émeut aux larmes! Ton article résonne fort chez moi… Mon Prems ressemblait fort à un BABI aussi, et il se trouve que nous avons aussi été séparés à sa naissance (après une réanimation post natale, ça te dit qqch je pense)…
    Ces questions de savoir si on les aime comme il faut… Je les ai toujours… Je fais avec ce que j’ai, avec ce qu’il est, avec ce que je suis… Pas facile tous les jours! Mais en même temps, cette sensibilité accrue, il faut la voir comme une richesse… Mon Prems est devenu très empathique… Sensible aux autres, a la beauté d’un coucher de soleil… A 3 ans et demi, il m’épate!
    Bref, garde confiance en toi, en lui… Et transforme ce qui peut sembler un « défaut » en une qualité exceptionnelle! Mais courage, il en faut! 😉
    Bisous

  5. Ma grande est comme ça tu le sais. C’est épuisant. Tout est ultra intense. Pas de petites engueulades ou de petits événements. Tout est dramatique. Alors avec l’arrivée d’une deuxième et la crise des terrible two-three c’est l’horreur. J’ose dire qu’elle est insupportable… Mais pleine de plein d’autres qualités. Comme tu dis, elle est unique. Je ne connais AUCUN autre enfant semblable.

  6. Si cela peut t’apporter un peu de douceur, je ne suis pas certaine que les conditions de naissance, de l’avant ou de l’après naissance, jouent sur la faculté à être un babi ou non…
    Je m’explique. Mon aîné est né dans des conditions catastrophiques, à 33 semaines, césarienne, néo-nat, allaitement foiré, lien maternel inexistant, grosse dpp pour moi, et il fut un bébé incroyablement « facile ». Mon second, grossesse impeccable, naissance naturelle, par voie basse, respectueuse, peau-à-peau non stop, allaitement toujours en cours depuis un an, porté, massé, cododoté, la totale bref, mon second est un sacré babi… je le retrouve tellement dans tout ce que tu décris, cet éternel insatisfait, cette exaspération de tous les sentiments. Ici, pour tout, il crie…, il hurle de tristesse, il gueule de mécontentement, il crie de joie, pas une minute de répit, beaucoup d’incompréhension, d’exaspération et d’épuisement. Mais à côté un bonhomme riche, très évolué, très en phase avec le monde qui l’entoure, qui apporte son lot de belles émotions…
    Ici, l’arrêt des produits laitiers ont apporté un réel mieux-être, et rallongé les nuits, passant d’un réveil par heure à petit à petit des nuits complètes. Mais bon, poussées dentaires obligent, retours aux nuits chaotiques…
    Courage pour le quotidien et bravo pour le deuil, moi je n’y suis pas encore arrivé…

  7. Votre texte me touche. J’ai également un B.A.B.I mais je n’ai toujours pas fait le deuil.
    Je me dit souvent que c’est de ma faute.

  8. C’est drôle j’ai écrit sur le sujet hier ou avant-hier.
    Je m’interroge sur ce terme, je vais visiter la page en lien.
    Tu vois une réelle différence entre tes 2 enfants apparemment, c’est certainement cette comparaison qui me manque pour « croire » aux BABI. Bon courage en tout cas, le plus dur devant être les autres (encore eux!) qui disent ton gamin capricieux non? (Je suis peut être mauvaise langue et les gens bienveillants….)

  9. Je rends compte à la lecture de ton article que mon fils de 10 ans était un BABI. Je suis passée complètement à côté. Il a été diagnostiqué à 9 ans (!) de TDA/H (trouble déficit d’attention /avec ou sans hyperactivité (le mien Sans)). Tout correspond. Impulsivité. Hypersensibilité. Rigidité. Angoisse pour dormir. Premiers pb à l’école à 8 ans seulement.
    Sophro pour lui et pour maman. Ça nous aide beaucoup. Omaga3, vitamine D, pourquoi pas.
    Mais surtout, on lui a offert une oreille bien plus attentive qu’avant. Et son lit est maintenant dans la chambre de sa soeur, qui n’a rien demandé… mais ça lui fait du bien de dormir en famille. Parfois aussi, c’est dans notre chambre, sur un lit escamotable. Et ça nous fait plaisir de l’y accueillir. Plus de refus débile de notre part comme avant.

    Ton fils a de la chance d’avoir une maman qui a vu tout de suite qu’il avait besoin de beaucoup d’amour. Certains d’entres nous sont plus mammifères que d’autres. Offrons leur le cocon dont ils ont besoin.

  10. Après la lecture de ce billet et de celui intitulé « Vague amère », je me dis bon sang quel témoignage et quel courage. Tout cet amour est poignant. J’ai été totalement déstabilisée après la naissance de mon fils, il m’a fallu du temps pour apprivoiser ce rôle et cette nouvelle relation, j’avais si peur de mal faire! Je n’ose imaginer lorsqu’on est confrontée à une telle difficulté. Il y a de fait un travail de deuil à faire à propos de nos idées sur la maternité, lorsque l’enfant réel paraît. La réalité est plus riche et plus palpitante finalement, parce qu’on VIT, des hauts et des bas mais on vit vraiment, on est surpris, dépité, en amour, désespérée, ébloui…souvent, je me dis que je n’ai jamais été autant paumée et heureuse que depuis que je suis mère. Drôle d’ambivalence. Lorsque bébé s’avère avoir un caractère bien trempé, qu’il est à l' »opposé » de ce qui est communément attendu du comportement d’un enfant, c’est encore des choses à travailler, à prendre sur soi, à adapter. Mon enfant n’est pas un BABI, et je suis toujours admirative face à ces mamans qui tiennent la route face à une relation si déroutante. J’espère que j’aurais pu en faire autant pour mon fils dans ce cas, moi qui étais si fébrile. Mais comme tu le dis si bien, il y a à côté de cette déroute un amour inégalable, qui donne toute cette force.

  11. Pingback: Revue de presse du 20 avril 2013 - M.M Blog – Materner avec un grand Aime

  12. Merci pour cet article, je me sens (un peu) moins seule…j’ai accouché le 30 avril d’un petit loulou très « intense », et depuis la vie n’est pas facile… L’entourage, qui juge ma manière d’élever mon fils (« laisse le pleurer/hurler », « arrete de le porter », « tu lui as déja donné de mauvaises habitudes »…), le Papa qui ne s’attendait pas à CE bébé qui baisse les bras un peu plus chaque jour… Heureusement, quelques amis me soutiennent. Je ne craque pas parce j’aime mon fils tel qu’il est, aussi intense dans ses crises que dans sa joie de vivre, et que j’ai pris le parti que répondre à ses besoins serait ma priorité, mais on manque un peu de tiers par ici…

  13. Mon fils dix mois et demi, impossible à poser. Impossible pour moi de terminer mes nuits dans mon lit, parce que je dois aller lui donner le sein (impossible à sevrer aussi).
    et devant les « autres », il est tout sourire… « mais il ne pleure jamais cet enfant, c’est merveilleux! »…. ben voyons…
    les premières semaines étaient harrassantes, et les nanas de la pmi de me dire « mais il faut vous reposer enfin! laissez-le pleurer! »
    je suis en colère contre elles. pourquoi ne m’ont-elles jamais parlé des BABI??? c’est pas que ça aurait résolu la chose, mais au moins j’aurais cherché vers qui me tourner! j’ai trouvé l’info il y a deux semaines, dans un petit magazine offert à l’entrée de la crèche ou je peux enfin laisser mon fils pendant deux jours. avant cela, en dix mois, personne n’a jamais évoqué le terme BABI devant moi.
    et comme les autres mères, je l’aime, mon ptit garçon, mais des fois je suis tellement dépassée, exténuée, privée d’activité à MOI? que je deviens mauvaise, j’en viendrais presque à devenir maltraitante. j’en suis consciente et ça ne me plait pas. seulement, personne ne semble comprendre ce que je vis. et comme dans un commentaire plus haut, mon homme est quasi démissionnaire et surtout migraineux : il ne s’est JAMAIS levé la nuit pour consoler son fils, sous peine de aux de tête infernaux le lendemain….

    ce matin, et jusque 14h, ça a été « pénible » (euphémisme). j’en avais tellement marre… j’ai besoin d’avoir une vie à moi de temps en temps!!

  14. Merci pour cet article, le plus difficile quand on est maman d’un BABI c’est ce sentiment de solitude, d’incompréhension : les gens vous jugent, vous expliquent que vous ne savez pas vous y prendre avec votre bébé…
    Les premiers mois, je déprimais et je pleurais souvent, je pensais que j’étais une mauvaise mère, malgré tout mes efforts ma fille pleurait jour et nuit, ne dormait que 15mn d’affilé (et seulement si elle était dans mes bras), c’était épuisant! En cherchant sur internet j’ai découvert les BABI, et plus je lisais leur description et plus je reconnaissais ma fille, ça a été un grand soulagement de savoir que ça ne venait pas de moi et ça m’a permis de mieux la comprendre et d’accepter sa « différence ».
    Aujourd’hui ma fille a 14 mois, elle pleure toujours autant, ne fait toujours pas ses nuits, hurle dès qu’on la pose dans le siège-auto ou la poussette, dort très peu, se débat dès qu’on lui change la couche, se met dans tout ses états a la moindre petite frustration… mais elle a tellement d’autres qualités, elle a toujours été plus éveillée que les autres bébés de mon entourage, elle est dynamique, elle comprend tout et quand elle me serre avec ses 2 petits bras, j’oublie tout!
    Courage et courage à toutes les mamans de BABI 🙂

  15. Merci pour cette lecture qui m’a fait couler quelques larmes…J’avais l’impression en lisant ces lignes que l’on décrivait mon tout petit.
    Il a maintenant 20 mois et je pense que c’est également un bébé aux besoins intenses. Toujours intense dans toutes ses émotions.
    Les premiers mois c’était les pleurs… énormément de pleurs, toutes la journée et une partie de la nuit.Rien ne le calmait.Rien.On le portait, on le bercait, on marchait, il pleurait…si par malheur on le posait, il hurlait! Quand on disait à notre entourage qu’on mettait des bouchons pour mieux supporter les cris qui pouvaient durer plusieurs heures le soir avant le coucher, on nous regardait avec des yeux tout ronds ! Et quand il dormait il ne fallait surtout pas faire un bruit par crainte qu’il se réveille… L’expression « dormir comme un bébé » n’était pas à son image…pas du tout.
    Le plus dur a été d’être là pour lui tout en essayant de se protéger car c’est sûr que j’ai craquer plus d’une fois…Mais je tenais absolument à répondre à ses besoins, être à son écoute, rester calme(dur!), trouver des astuces pour le faire patienter… le temps de changer une couche par exemple…je cherchais et ça c’est toujours d’actualité, donc je lui donne un objet nouveau pour l’occuper 2 minutes…mais 2 minutes pas plus car il se lasse vite des choses, s’impatiente vite, s’ennuie vite.
    Je dis pas que j’ai toujours réussi à suivre ces lignes de conduite, oh non! Mais j’ai essayer.
    Et aujourd’hui, mon petit blond est un petit être à croquer, qui comprend très très bien les choses, il est beaucoup plus calme qu’avant.
    Coté dodo, il a fait ses nuits à 16 mois et depuis, on le pose dans son lit et il s’endort, sans aucun pleur…Quel bonheur !Je ne sais pas si c’est notre détermination à ne jamais le laisser pleurer seul qui l’a aider mais c’est du bonheur !
    J’ai l’impression que petit à petit il canalise toute cette énergie et gère mieux ses émotions.Mais je pense qu’il restera un être très sensible et j’espère qu’il continuera à exprimer ses émotions car au final je pense que c’est une force.
    Encore merci et courage aux mamans qui craquent…

  16. Je reconnais bien mon chaton la!! J’ai moi aussi un bébé BABI, il a 4 mois et la depuis quelque jour c’est encore pire. Merci pour cet article, ça fait du bien de ne pas se sentir seul!! J’ai craqué et pleuré plus d’une fois. Tout est difficile avec mon chaton, l.habiller c’est des cris, le dodo c’est des cris, le mettre dans le siège auto c’est des cris, le poser c’est des cris… Les seuls moments ou il ne pleure pas, quand il est dans mes bras (pas trop près, visage vers le monde) quand il est dans le bain, ou quand on se ballade… Courage à toutes les mamans qui vivent ça. Et merci à Noémie pour cet article!!

  17. Maman d’un petit morpion de 10 mois, j’ai réalisé très vite qu’il était différent du bébé que j’attendais: allaitement toutes les heures, de jour comme de nuit, besoin constant d’être porté mais pas en écharpe, très éveillé,… . Ce fut très déstabilisant pour moi d’être autant sollicitée et fatiguée.

    J’avais entendu parler des BABI. Et j’accepte seulement le fait qu’il en soit un. Je pensais, au début et « grâce » aux remarques de tiers, que son comportement, son caractère était entièrement de ma faute. Dans ma tête, j’étais la mère qui ne savait pas gérer son bébé, qui ne le comprenait pas.

    Et puis, arpentant les forums, lisant des articles, j’ai retrouvé ces traits de caractère et me suis fait une raison. Je m’adapte à son caractère et si il faut que je passe des journées voire des soirées entières à ne m’occuper que de lui, je le fais. Je me dis que ça ira mieux plus tard. Il est, quand même, plus calme quand il est entouré d’autres enfants…

    Chaque journée qui passe relève du défi, pour moi, sachant que je suis mère au foyer et que je m’en occupe 24/24 avec les tâches ménagères, en plus. Les nuits sont aussi écourtées. Je ne dors jamais plus de 2h d’affilée car le gnome veut téter.

    Je suis un vrai zombie qui doit satisfaire les besoins de toute cette famille car il y a aussi, une semaine sur deux, la fille de mon compagnon mais également lui qui ne réalise pas ce que ça demande comme énergie. Ça en est d’ailleurs la source de bon nombre de conflits. En effet, je ne lui porte plus vraiment autant d’attention car trop fatiguée de devoir m’occuper de qqun d’autre quand le morpion dort.

    Enfin bon, il y a des jours où je relativise et d’autres où j’ai envie de hurler… Ve sont néanmoins des pleurs quotidiens mais je m’y fais. Pas le choix de toute façon!

  18. Pingback: Joyeux anniversaire mon fils… [MINI a trois ans !] | La maman des P'tits Pois

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