Tiraillé ?


Mon tout grand <3

Mon tout grand ❤

Mon P’tit Pois, 29 mois il y a quelques jours est en pleine transformation en ce moment, j’avoue avoir du mal à m’y retrouver, du mal à le comprendre .

Alors que jusqu’ici je n’avais jamais eu vraiment le sentiment qu’une jalousie existait entre P’tit Pois et cet Acrobate, je sens qu’elle s’installe .

Elle s’installe oui, non pas que ça soit violent envers son petit frère, non, il s’agit plutôt d’une peur manifeste de grandir.

Notre fils était presque propre puis tout à coup, la moindre tentative prend des proportions démesurées, même s’il en est l’instigateur . Le déclic doit venir de lui, nous le savons alors nous nous contentons des pipis ce qui est déjà franchement pas mal .

Il se met à réclamer des biberons plus souvent en journée, j’avoue qu’il en réclame à chaque fois qu’il voit son petit frère téter, cela est rare comme je l’avais expliquer car il se nourris de lait majoritairement le soir et la nuit .

Il pleure beaucoup, il chouine quoi, il réclame énormément les bras .

Il ressent le besoin de me questionner pour savoir s’il est toujours mon bébé, hier soir, il m’a même dit qu’il voulait être « tout riquiqui » dans mon ventre . Il faisait référence à un album de littérature de jeunesse qu’il aime tant : Un tout Petit Pois de Stephane Servant . Sa remarque m’a interpellé … Je n’ai pas trop su quoi lui répondre .

« Petit Pois est tout riquiqui dans le ventre de sa maman.

Il est pressé de naître pour voir à quoi ressemble le monde « .

Le soir, il est anxieux au moment du coucher, malgré le fait qu’un long temps calme lui est consacré pour lire plusieurs histoires et faire de gros câlins.

Il a peur soudainement de beaucoup de choses.

Une fois toutes ces choses énoncées, un énorme paradoxe mérite que je m’y attarde .

Alors qu’hier soir, il se logeait au creux de moi enroulé dans sa serviette en disant qu’il était « mon bébé à moi », ce matin, je l’ai porté pour l’embrasser et le câliner et il s’est empressé de me repousser en me disant : « Maman, ayête, plus un bébé moi ».

Il est également à côté de tout cela très évolué d’un point de vue du langage et des sentiments qu’il parvient à exprimer. Pas plus tard qu’hier, il nous listait un certain nombre de choses qui le rendait heureux, j’étais vraiment ébahie . Comme toujours, il aborde les choses abstraites avec la réflexion d’un adulte en miniature .

Il est très demandeur pour réaliser des activités complexes avec ma collaboration . Les puzzles douze pièces ne lui font pas peur par exemple.

Il parle sans arrêt de l’école et dit qu’il veut y aller car il est grand lui, pas comme son frère (sic).

Alors voilà, je suis perdu, comment agir ? Comment lui donner confiance juste assez pour qu’il n’ait plus peur de s’assumer en tant que petit garçon qu’il devient ? Comment lui prouver sans agissements qu’il sera toujours mon bébé ?  C’est vrai, je ne veux pas le gêner, je ne veux pas l’entraver, je ne veux pas le faire grandir . Un enfant grandit sans que personne n’y fasse rien. Les enfants ne sont pas des plantes .

Je veux juste l’accompagner au mieux et sachant que nous traversons un moment crucial, je me pose énormément de questions .

Je le sens tiraillé. Il se dit :  » Je voudrai bien être grand car je pourrai faire plein de nouvelles choses géniales. Mais, les parents il m’aimeront autant si je suis plus leur petit bébé? « .

« Quand Petit Pois sera grand, il fera même le tour du monde.

Mais il sera toujours tout riquiqui.

Riquiqui comme tous les autres petits pois ».

Un vécu à me faire partager ?

Merci  .

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6 réflexions sur “Tiraillé ?

  1. Mes enfants ont 25 mois d’écart. Au cours de ma grossesse, il s’est rapproché de son Père qui est devenu sa référence à ma place. Les choses se sont faites comme ça : très malade les 3 1ers mois, puis allitée vers la fin, je ne pouvais plus le porter ni me lever quand il en avait besoin. Du coup, quand sa soeur est arrivée, il n’y avait pas particulièrement de jalousie, plutôt du désintérêt. Il ne comprenait pas pourquoi il devait essayer de faire moins de bruit, ni pourquoi je lui demandais d’attendre quand il voulait quelque chose et que j’étais au milieu d’une tétée, mais rien de plus. C’est ce que nous pensions … Puis il a commencé à régresser au niveau de la propreté et du langage, à recommencer à parler « bébé » alors qu’il s’exprimait très bien, à ne plus vouloir manger seul, à vouloir être porté tout le temps, etc. Nous avons tout d’abord essayé de résister, refusé de lui donner à manger, assez mal réagi face aux 10 pipis par jour dans le slip … Puis, voyant que les choses n’évoluaient pas dans le bon sens, nous avons laissé tombé, et répondu à ses attentes. Du coup, il s’est rendu compte que nous étions là pour lui comme pour sa soeur, et il est redevenu petit à petit comme avant. Quand il s’est rendu compte que ce bébé qui ne faisait que pleurer le regardait et se mettait à rire en le voyant, il a commencé à lui montrer un certain intérêt. Puis le temps passant, il s’est mis à lui montrer l’exemple, comment faire quand on est grand. Et voilà. Je ne dis pas que les choses sont toujours simples, la concurrence est toujours présente même lorsqu’il s’agit d’être le 1er à avoir un câlin, il demande encore parfois à ce qu’on le fasse manger quand il est fatigué, mais nous faisons comme si de rien n’était. Il a besoin de nous, nous sommes là. Voilà, j’espère que tu trouveras la solution qui vous conviendra le mieux à tous. Bon courage!

  2. Effectivement, il est clair qu’il a envie de grandir car il est passionné par la vie de grand mais éprouve une crainte à laisser sa vie rassurante de bébé derrière lui.
    Je pense qu’il faut jouer son jeu: le prendre pour un bébé quand il le demande et le considérer adulte quand il le souhaite sans rien lui faire remarquer, ni reprocher ni questionner.
    Cette attitude disparaîtra rapidement avec le temps.
    De cette façon, il sera rassuré de voir qu’il peut vous faire confiance pour grandir et qu’il sera toujours votre bébé s’il a besoin, sans se voir voler sa place de bébé par son petit frère ni assailli de questions ou de reproches par vous.
    Il a besoin de votre confiance et que vous lui confirmiez votre amour même dans des situations, qu’il sait très bien lui-même, être extrême.
    Votre réaction aujourd’hui face à cette situation sera un repère pour lui tout au long de sa vie face à des choix qu’il devra faire et où il aura besoin d’être certain de la solidité votre amour quoi qu’il fasse.

  3. Mes filles ont deux ans et 5 mois d’écart, nous avons eu de la chance que la plus grande a bien accepté sa petite soeur et sa place dans la famille de grande soeur. Je pense que pour vous la seule chose à faire c’est de le rassurer. Tu pourrais essayer de laisser bébé avec son papa le samedi matin et aller faire un truc avec le plus grand et puis la semaine d’après un moment priviligé avec papa? Nous avons fait ça, et ça a beaucoup plu à ma fille ainé. Sinon essayez aussi de l’impliquer, tu peux aller chercher la couche pour ta petite soeur? Tu aide maman à laver ta petite soeur? bon courage, ca va passer 🙂

  4. Je n’ai malheureusement pas de vécu sur la question à te faire partager, mais en tout cas, je vais suivre très attentivement ton blog, en particulier sur cette question de la jalousie et de la difficulté des aînés à trouver leur place (l’aîné, le grand, mais aussi le bébé de maman). En effet, je vais bientôt me retrouver dans la même situation puisque mon bébé à naître en juin aura 18 mois d’écart avec sa « grande » soeur.
    J’espère que tu trouveras comment rassurer ton « grand » tout en l’aidant à aller de l’avant et que tu nous le feras partager.
    Bonne continuation.

  5. J’ai raté ce billet (mais ça n’arrivera plus, je me suis abonnée sur WP, c’est bon !) et c’est bête parce qu’on vit EXACTEMENT la même chose en ce moment ! Je crois que nos aînés ont 2 semaines d’écart et en ce moment, mon fils ne veut manger QUE des biberons à tous les repas. L’autre soir, il me le réclamait même juste en sortant de la crèche, à 18h. Ca lui arrive d’en demander quand il est malade ou fatigué mais là, c’est devenu permanent.
    Et il y a quelques jours, j’ai fait le rapprochement en l’entendant me parler de sa soeur, qui elle, allait « boire le lait de maman avant d’aller au dodo ». Et je me suis dit : « mais c’est donc ça !!! il a envie d’être un bébé lui aussi ! ». Pour aller plus vite, je dis qu’il est dans une petite phase de « régression » mais ça n’est pas péjoratif, on peut aussi parler de peur de grandir ou de se détacher, comme tu le dis si justement.
    Il me réclame aussi pas mal et surtout, depuis début janvier, il est retombé dans une phase de crainte de l’endormissement, de peur de rester seul non plus seulement le soir dans sa chambre mais aussi en journée dans la maison (difficile d’aller coucher sa soeur car il ne veut pas rester seul à jouer dans le salon par exemple). Ca s’améliore tout doucement pour le coucher mais il faut encore rester près de lui jusqu’à endormissement.
    Et à côté de ça, il ne cesse de clamer à propos de tout type d’actions dans la journée que lui, il est un grand – alors que sa soeur est « petite ». En même temps, sa soeur (6 mois et demi) sait faire de plus en plus de choses et l’autre jour, il disait que maintenant elle était « grande ». Alors pour le rassurer, j’ai modéré en disant que oui, elle grandissait et savait faire + de choses mais que lui restait quand même plus grand.
    Bref, je n’ai pas de solution, on se dépatouille au fur et à mesure, comme d’habitude, mais voilà pour le vécu 🙂

  6. Ma fille avait 26 mois quand son petit frère est née. Je pense que le tiraillement entre le fait d’être un grand et de vouloir rester un bébé arrive à tous les enfants et n’est en fait que renforcé par l’arrivée du second. C’est une phase et comme toutes les phases je suis toujours encline à vouloir les traverser en douceur au rythme de l’enfant. Dans mon cas, je l’ai laissé porter des couches quand elle voulait et enlever ses couches quand elle voulait, j’ai conservé les biberons, je l’ai laissé dans son lit à barreau jusqu’à ce qu’elle demande à en sortir, j’ai acheté une poussette double. J’ai essayé de lui donner des taches de « grande » (nettoyer les épinards, ecosser les petits pois, aller me chercher les couches de son petit frère etc….), je l’ai emmené deux fois par semaine au parc toute seule, j’ai passé beaucoup beaucoup de temps à tout lui expliquer. j’ai aussi essayé de leur faire passer le maximum de temps tous les deux, d’inclure son petit frère dans ses activités. Ce qui a posé le plus de problème pour nous était la crèche/école. Elle était dans un programme pour les « deux ans » et s’est mise à pleurer tous les matins quand on la déposait et m’a demandé pourquoi son frère n’y allait pas. Les choses se sont passés finalement en douceur. Elle a voulu ne plus porter de couches, sortir de son lit à barreau, a arrêté de pleurer à l’école etc… J’attends le troisième qui aura 23 mois de différence avec mon fils, je ne sais pas du tout comment ça va se passer.

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