« Allaiter et travailler », toute mon organisation.


Parce que des instants comme ça, on voulait en vivre encore des tas .

Parce que ni Mini, ni moi n’étions prêts à arrêter l’allaitement.

Parce que mon lait, c’est le lait de mon Mini et il n’y a rien de mieux pour lui .

Parce que la reprise allait être une épreuve pour moi .

Parce que j’ai été soutenu à la maison par un papa tout aussi « allaitant » que moi.

Parce que j’avais confiance en nous.

Parce que c’était évident …

 Nous avons décidé de mêler allaitement et reprise du travail . Mais, comment s’organiser ?

Quand arrivait à grands pas la reprise du travail, j’avoue que je ne savais pas par quoi commencer ni comment m’organiser .

Sur ma page Facebook, on m’a conseillé cet ouvrage : Le petit guide de l’allaitement pour la maman qui travaille.

Ce livre a littéralement changé ma façon de voir la chose . J’ai, avant toute chose cessé de vouloir habituer mon fils chaque jour à boire au biberon, une fois que j’ai vu qu’il l’acceptait une fois, j’ai arrêté. De toute façon, il faut savoir que bébé n’a pas de raison valable d’accepter un biberon donné par sa maman puisqu’elle a dans ses seins, une ration toute prête et un câlin en prime . Bébé le sait, il n’ est pas dupe hein . Dans ce livre il ajoute même qu’il n’est même pas la peine d’essayer le biberon avant le jour J, j’avoue que là, j’étais trop stressée . Je suis convaincu de la véracité de cette directive par contre .

Je me suis aussi (enfin) rentré dans la tête qu’il n’y a nul besoin de trouver le rythme réel de l’enfant car il est évident qu’un bébé au sein réagit différemment d’un bébé nourri de lait maternel tiré au biberon. Je veux dire par là que l’une des clefs si ce n’est LA clef de la poursuite de l’allaitement en travaillant est le fait de respecter les besoins physiologiques du bébé lorsqu’il est avec sa mère, il doit, par conséquent téter à la demande  les jours non travaillés . Il ne faut donc pas chercher, comme je le pensais à lui donner un rythme par avance, surtout pas, ça ne sert à rien d’une part, car l’on a aucun moyen de savoir réellement comment le bébé se comportera d’un point de vue alimentaire lorsqu’il sera en garde . Puis, d’autre part cela peut engendrer une baisse de lactation .

Clairement, il faut préparer sa reprise sans que bébé ne voit son rythme changer quoi, ça paraît incohérent mais sincèrement ça se vérifie très rapidement.

J’ai questionné ma pédiatre concernant les quantités de lait tiré à prévoir. Elle m’a conseillé 150 ml par biberon . Au départ, je laissais donc trois biberons au Chef mais Mini ne buvait presque rien… Parfois pas plus de 200 ml en mon absence, il se rattrapait alors à mon retour  et …la nuit aussi . C’ était très dur au départ je dois le dire mais cette situation n’a duré qu’un ou deux jours.  Un nouveau rythme s’est alors instauré avec Papa puis à la crèche . Au départ,  je prévoyais beaucoup trop, puis au fur et à mesure j’ai ajusté .

Grâce à ce livre, j’ai appris aussi qu’il me faudrait constituer un stock au congélateur . Ce stock doit être dans l’idéal de l’ordre d’ un à deux litres, il permet le démarrage et le dépannage en toute tranquillité.  En effet, j’allaite bien sûr à la demande et le premier jour de la reprise il m’a été difficile de tirer assez de lait pour mon bébé en prévision de ses besoins, la lait congelé m’a sauvé .  Puis, en cas de baisse de lactation, cela dépanne bien aussi, mais  je n’ai pas été concernée .

J’ai commencé ce stock un mois et demi avant la reprise et congelant toujours en petites quantités , de l’ordre de 50 ml.  Je préservais le lait dans des sacs congélation spéciaux pour le lait maternel, de la marque Lansinoh.

J’ai, parallèlement à cela crée une tétée fictive . C’est à dire que tous les soirs à la même heure, environ, lorsque Mini dormait je tirais un peu de lait au départ puis je suis arrivé à 100 ml. Ainsi, petit à petit le lait congelé est devenu moins utile. En fait, Mini boude le sein gauche alors je l’offrais chaque fois au tire-lait pour stimuler tout de même . Aujourd’hui, il l’accepte à nouveau ! Youpi !

J’ai un tire-lait extra que j’ai loué par GRANDIR NATURE .Le service et le suivi sont, soit dit en passant, parfaits ! Ce tire lait est absolument extraordinaire, c’est le Symphony de Medela .

Lorsque Mini était en néonat’, je m’étais offert le sac City-Style de Medela . J’ai beaucoup utilisé la glacière présente dans le kit ainsi que son accumulateur de froid très très efficace !

Voici le sac en question, on peut y mettre un tire-lait manuel si besoin.

Je plaçais mes biberons de lait tiré dans la glacière, je notais sur le couvercle la date et hop, le tour est joué . En effet, les capuchons des biberons Medela sont pratiques car on peut écrire dessus au crayon de papier puis gommer ensuite . Oui, comme tu le remarques, je suis fan de la marque !

Pour tirer mon lait sur mon lieu de travail je prévoyais donc …

La fameuse glacière, mes biberons et mon accumulateur de froid.

Je mettais mon tire-lait dans un bon vieux sac Eastpak, je n’oubliais pas le support pour poser les biberons, ça peut paraître inutile mais parfois, les endroits ou l’on tire son lait peuvent être surprenants . J’ai tout de même pratiqué dans un pré-fabriqué au milieu d’une exploitation agricole :).

J’ajoutais  mes téterelles et leur embout de biberon dans un tupperware . Je lavais la boite chaque soir et je stérilisais le matos avant d’aller me coucher et hop, le matin il n’y avait plus qu’à mettre tout dans ladite boite . Tu la trouveras chez IKEA au passage .

Si tu dois tirer ton lait plusieurs fois dans la journée, il te faudra un petit liquide vaisselle et une éponge . Bein ouais .

Puis, un égouttoir de voyage, si tu as un espace à toi, ça peut être pas mal . J’ai pratiqué, je disposais ça au fond de ma classe, sur mon armoire.

J’ai aussi renoué le contact avec les coussinets d’allaitement, voici mes petits chouchoux :

Lorsqu’un engorgement commençait à se faire sentir, je prenais tout de suite mes granulés magiques . Sans blague, crois moi ils le sont, c’est la personne qui a eu trois mastite qui te le dit !

Chaque jour, au travail, je sentais les montées de lait arriver avec les picotements  et tout ! C’est dingue car cela correspondait en gros à l’heure du repas de Mini !

Bon travail !!! Tous les midis à 12h15, c’était tête à tête avec mon cher Tire-lait . Je ne tirai qu’une fois par jour au travail.

 Bref, j’ai vraiment adoré cette expérience !

J’ai adoré les tétées retrouvailles, ce sont des tétées incroyables, elles sont magiques et intenses, tout en tendresse et sourire . Les tétées du matin aussi, quand on sort son bébé du lit encore tout endormi et chaud pour petit-déjeuner . En effet, sur la page on m’avait conseillé de le réveiller, je me disais qu’il ne tèterait jamais etc… Et puis en fait, crois moi, ces tétées étaient ultra efficaces donc très importantes aussi pour stimuler la lactation pour la journée :). Une fois la tétée terminée je le recouchais le plus souvent sans aucun soucis .

C’est parfois du stress, j’ai ressenti l’envie de me téléporter dans les bouchons car j’avais peur que mon bébé ne puisse pas m’attendre . Mais, il a TOUJOURS attendu … Même s’il avait mangé il y a peu de temps, la tétée de retrouvailles était indispensable, il est impensable de venir le chercher à la crèche, de rentrer à la maison et de faire une tétée à ce moment là, non, dès qu’il était dans mes bras, c’était urgent :).

J’ai la chance d’avoir une crèche extra à laquelle je téléphonais pour dire que j’arrivais dès que possible et qui me répondait que je ne devais pas m’inquiéter, elles feraient ce qu’elles peuvent pour le faire patienter . Une équipe à l’écoute, pas rigide, tout cela, ça compte c’est évident !

Le collègue qui prête son frigo, la directrice qui prête son bureau,  une équipe de crèche au top … Ce sont des coups de pouce non négligeables je dirai .

Si c’était à refaire, je ne changerai rien, je suis fière de nous !

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18 réflexions sur “« Allaiter et travailler », toute mon organisation.

  1. Bonsoir,
    Je me retrouve absolument dans ce magnifique récit…Certes, j’ai actuellement des crevasses, j’ai fais 2 mastites, et a priori j’ai une mycose des canaux galactyphères, mais je m’y retrouve totalement!!Et quel style d’écriture, c’est superbe!!Je te remercie…Je suis une amie de Coralie…Et nos bébés ont exactement un jour de différence…

  2. ça me parle beaucoup car mon retour au boulto va etre anticipé
    j’ai trouvé un nouveau job et ils ne me prennent que si je prends 1 mois plus tot
    bonne opportunité, meilleur salaire
    le dernier point a négocoier avec le futur chef avant de signer, c’est d’avoir a paix pour tirer mon lait, pour prolonger mon allaitement
    mais oh mon dieu… j’ai la boule au ventre de laisser ma puce

  3. Même expérience, même sac et même glacière 😉
    Medela fut vraiment un allié de poids dans mon allaitement (j’avais le Freestyle avec kit main libres, ultra moche mais bien pratique pour pouvoir faire autre chose pendant la traite ;))

  4. Merci pour cette expérience partagée et tous ces bons conseils.
    Je glisse ce post dans mes favoris bb pour te retrouver facilement dans quelques mois 😉

  5. Ah que de souvenirs (et je vais ré-itérer pour le bébé que je porte).
    Merci pour ces conseils.

    Voici mes ajouts :

    Je ne trimballais pas de produit vaisselle avec moi, car je tirais au bureau et il y en a, et pas d’éponge non plus (lavage aux doigts, l’éponge au bout d’un moment, ça pue, faut penser à la changer et tout).
    Mais j’avais ajouté à mon sac des lingettes désinfectantes à la Javel, pour nettoyer la surface où je posais les bibs et le tire-lait (par ex, le dessus de la cuvette des toilettes, mais aussi une étagère dans un bureau).

    Et la glacière était fournie avec le tire-lait loué, ainsi que ses mini-packs de froid, qui me laissaient mettre 6 biberons dans la glacière (3 packs de froids) pour les journées longues.

  6. Pingback: La Grande Tétée : » Les articles blogs de la semaine

  7. Bonjour et merci de nous faire profiter de vos expériences par le biais de votre site! Internet c’est formidable c’est toujours intéressant de pouvoir apprendre des autres ce qu’ils ont découvert ! Pour notre part nous voudrions contribuer en signalant un livre qui nous a beaucoup touché « Les carnets d’Alexandra 1907-1908 » un livre qui malgré son ancienneté est terriblement actuel .Il réédité dans la collection « le livre de poche ». et es consacré à un sujet presque tabou les femmes qui aiment d’autres femmes. Sujet qui vous l’avez compris nous touche mon amie et moi particulièrement. Outre d’être un livre que nous pensons sans équivalent tant par son écriture que par sa puissance érotique il a été pour mon amie une véritable révélation car c’est suite à sa lecture qu’elle à cédé aux avance que je lui faisais depuis des années. Je résume la situation: mariée mère de deux enfants bien qu’elle fut toujours attirée par les femmes elle n’avait jamais osé comme on dit franchir le pas. Puis un jour elle tombe par hasard sur « les carnets d’alexandra » et en le lisant elle sent monter en elle un désir irrépressible de corps féminin. A l’époque j’avais moi même une amie que je voyais quelquefois et elle comme moi était entièrement déterminée pour les femmes mais c’était juste comme l’on dit un coup et rien d’autre. Pendant qu’elle lisait le livre m’a t- elle confié elle a senti monter en elle un désir irrépressible et a voulu venir me voir de suite. Alors comme mon amie était là nous avons fait les choses ensemble et à trois. Je passerais sur ce qui s’est passé entre nous sinon pour dire qu’enfin libérée elle était dans un état de presque frénésie. Sans doute parce qu’elle trouvait en elle un plaisir qu’elle se refusait depuis des années à cause de sa situation. Depuis nous nous sommes vues souvent en cachette puis peu à peu elle finit par accepter l’idée de vivre avec moi. Voilà pourquoi nous voulions vous parler de ce titre dont pour nous vous comprenez sans doute l’importance. Nous ne serions que conseiller à toutes de le lire. Voilà ce que nous voulions partager avec d’autres. A bientôt si vous voulez nous répondre . Bisous de partout Thérèse y Elisa

  8. Même matériel ici, avec en plus le bustier d’allaitement acheté chez Mamanana et qui permet d’avoir les mains libres en tirant (et donc de tirer plus longtemps)
    Toute une logistique mais quel bonheur de pouvoir continuer à allaiter malgré la reprise du travail.
    C’est la troisième et dernière fois que je le fais et c’est sans regret.
    Par contre, ma lactation me semble un peu limite par moment (baisse des tétés pour cause de bb enrhumé, grosse fatigue de la maman…) et ça, c’est moins drôle.
    Merci beaucoup pour ton article qui me conforte dans ma pratique.

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