Des ressources qu’on ne soupçonne même pas .


J’entre dans une phase d’accalmie, l’occasion pour moi d’écrire un petit billet qui devrait, je pense rassurer plus d’une maman .

Ces jours-ci ont été extrêmement difficiles pour moi.  Depuis la semaine dernière, mon ventre a poussé d’une manière incroyable,  il devient parfois complexe, voire impossible pour moi d’effectuer certaines tâches .

Et, alors que je suis diminuée, épuisée physiquement et moralement, mon bébé de 17 mois tombe archi-malade, la genre de maladie imprononçable, que tu sais déjà à l’avance qu’elle va pourrir la vie de ton bébé et la tienne par la même occasion .

Ouais, une broncho-pneumopathie asmatiforme, rien que ça . Non, mais le P’tit Pois, j’te jure, il me ressemble pas pour un sous mais toutes mes tares médicales il les a récupéré, le pauvre …

Bref, le voilà sous antibiotiques, car bon, ok, c’est pas automatique, mais il siffle, a du mal à reprendre son air, ne dort plus et ne mange plus .

Je te laisse imaginer ma tronche ce matin là, oui, ce mercredi matin ou j’ai emmené mon bébé chez le docteur, je me demandais comment je tenais debout, comment j’allais réussir à rouler en fait … Bref, je l’ai fait, le P’tit Pois était donc sous antibiotiques et sous Ventoline, j’avais de l’espoir j’étais mignonne, je pensais que c’était le début de la fin du tunnel.

Que nenni, c’était sans compter sur une allergie explosive à l’antibiotique qui a fait que mon bébé se vidait de partout et refusait cette fois c’était sûr de se nourrir de quoi que ce soit.

Non mais pour que tu visualises, je te laisse imaginer la scène quoi. Ma sœur venait d’arriver pour garder le petit pendant que je me rendrai chez le gynéco pour la fameuse visite du 9 ème mois, cela ne faisait pas 5 minutes qu’elle était là que le petit était en train de vomir sur le parquet et sur moi, accessoirement . Il a vomis deux fois de suite, c’était sa première fois, il était en panique total. Pour ma part, j’étais déjà en retard…

Il fallait le changer, trouver un pyj’ propre alors qu’à chaque change je devais le changer intégralement … J’ai relevé le défi en lavant au fur et à mesure tous ses habits souillés, ouf… J’appelle le docteur, il me dit qu’il faut tout de suite changer de traitement et veiller à l’hydratation du P’tit Pois sans relâche .

Je me change, je me lave à la lingette le vomis resté collé sur ma cuisse, je suis moi même malade, j’ai une gerbe de malade, ça ne vient pas, ouf…

J’étais prête, j’avais ma veste sur le dos, enfin mon petit gilet en laine car je ne rentre plus dans aucune de mes vestes, ça tombe  bien tu me diras, il ne fait que -13 ° dehors. Je devais partir, sinon j’allais louper mon rendez-vous, mais non, il fallait en plus que cette Souricette disparaisse, il était impossible pour moi de partir sans la retrouver, le P’tit Pois la veut à tout prix, encore plus quand il est malade …

C’était pas la peine de s’énerver hein, elle était à sa place la Souricette, tu sais bien oui, dans le placard à lait .

Je pars en courant, je monte dans la voiture, je roule tout de même calmement, j’ai voulu appeler ma sœur pour savoir comment ça allait mais non,   ce putain d’Iphone n’avait pas de réseau pendant presque tout le trajet . Alors là, j’ai chialé, mais vraiment tu vois, je me sentais au bout du rouleau.

J’arrive un peu beaucoup en retard, non mais parce qu’en plus, il y avait des travaux hein . La visite se déroule très bien, le médecin remarque quand même ma tête grise et me demande si ça va car j’ai l’air absolument épuisée … Mes yeux se sont remplis de larmes une nouvelle fois.

Je rentre, je chiale tu sais, cette fois-ci plus car je suis au bout du rouleau, enfin je crois pas, mais plutôt parce que je réalise que mon Mini sera bientôt là, je suis émotionnée mais apeurée, je ne suis que l’ombre de moi même, quelle genre de mère allais-je pouvoir  être dans des conditions pareilles . Je re-chialais de plus belle . Je raconte même pas qu’en plus, jamais oublié de prendre des mouchoirs bordel !

Je suis rentrée, le P’tit Pois m’attendait avec beaucoup d’impatience, j’ai vu par MMS qu’il avait boulotté une demi-banane, ouf…

Il refusait toujours de dormir, il avait peur, était angoissé, irritable , épuisée et moi je sombrais dans la maladie à mon tour, j’étais faible, j’avais en plus des contractions douloureuses à cause de cette toux de merde, je me disais que j’allais accoucher tellement mon corps était allé au delà de ses capacités.

Le soir là, le Chef est rentré, je me suis assise sur la canapé et j’étais incapable de m’en lever, mon corps ne voulait plus . La nuit qui a suivi a été extrêmement difficile elle aussi. Un bébé souffrant, refusant de se soigner, des contractions qui m’empêchent de me lever du lit, un mal de gorge atroce.

Tu vois, je croyais être au bout du rouleau j’y étais pas encore en fait .

Le lendemain, après cette nuit atroce,  le P’tit Pois a dormir beaucoup, beaucoup. Mais ce n’était pas mon cas car j’avais peur, il sifflait encore pas mal et j’avais donc sans arrêt le Baby-Call vissé à l’oreille. Je n’ai donc pas dormi une seconde avant hier soir…

Un soir pas comme les autres pour nous car j’ai cru devoir partir à la maternité… Bon, bein ce fut une fausse alerte mais je crois que mon corps essayait de me dire que j’avais poussé le bouchon un peu trop loin (Maurice ).

Bref, quand on est mère, on a des ressources qu’on ne soupçonne pas .

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10 réflexions sur “Des ressources qu’on ne soupçonne même pas .

  1. Tu fais preuve d’un grand courage, mais veille à te ménager un tout petit peu, avec l’arrivée de bébé et la chute des hormones, ça risque de ne pas être très rigolo !!!
    Je te souhaite encore un peu de courage pour ce mauvais moment 😉

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