Plus que jamais .


En ce moment, on ne me voit plus, plus de billets, plus de statuts sur ma page, enfin moins qu’avant. On croirait que je n’ai plus rien à raconter .

C’est plutôt tout le contraire. Plus que jamais je voudrai pouvoir poser à l’écrit mes sentiments sur ce que je suis en train de vivre mais le temps m’est compté . Je n’ai plus le temps de grand chose, car le temps qu’il me reste est précieux, il est presque exclusivement réservé à mon bébé.

Depuis jeudi dernier, je ne suis plus seulement maman à plein temps, mais instit’ aussi et ça a tout changer à ma vie tout simplement. Après une année et cinq mois d’arrêt, j’ai repris la route de l’école avec la boule au ventre je dois l’avouer .

Oui, je dirai que l’un des inconvénients d’un congé parental si long à mon sens… La peur d’y retourner se creuse au fil du temps et c’est assez flippant en fait.

Il a fallu laisser le P’tit Pois à la crèche, toute la journée, savoir qu’il ne dort que 45 minutes par jour, et  que  donc les siestes se passent mal, accepter de partir cartable sur l’épaule en ayant un bébé qui pleure sur son camion chantant. C’est pas simple.  Faire un savant calcul du temps de route estimée pour se rendre dans l’école mystère car je suis remplaçante, ne l’oublions pas, cela pour pouvoir avoir l’immense bonheur de nourrir son bambin avant de partir au travail . Mais,  même si je trouve le temps de l’habiller, de lui donner son petit-déjeuner, je pars triste, cela même si le chef fait tout pour rendre cette séparation marrante.  Par exemple, il enveloppe le colis dans une couverture on un manteau à lui et il court jusqu’à la voiture pour un dernier bisous salvateur, c’est justement celui là qui me manquait . Le chef gère tout comme un chef, bein oui, forcément .

Trouver un nouveau rythme pour le ménage, le linge et tout. Continuer à cuisiner des compotes maison à mon bébé gastronome . Préparer ces cours et ne plus avoir envie de manger car il est trop tard. Tout ça c’est chiant oui ça l’est mais …

Cela se passe beaucoup mieux que ce que j’aurai imaginé . Dans mon travail, j’ai une assurance que je n’avais pas un an et demi avant, la maternité transforme une femme me direz-vous ! On m’a dit que c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas . Pour ma part, je dirai que cette rentrée, c’était un peu le vélo sans les petites roues, j’ai flippé grave, je me suis lancé… bon bein j’espère pas tomber quoi 🙂

Partir le matin, arriver à l’école, bosser pour ne pas penser, non mais en vrai, t’as jamais le temps de penser dans ce métier, encore moins quand tu es en début de carrière et que tu es une psychopathe du travail, ça fait un grand bien au moral.

A la pause déjeuner, je bosse, je photocopie, et je m’assois deux secondes pour poser la main sur mon ventre, ma gambas ne se manifeste que lorsque je me calme enfin .

Je t’avoue que mes hormones me maltraitent le moral des fois, vendredi soir,  j’ai ouvert mon agenda sur le mois de mai, ne me demande pas pourquoi… Je suis tombée sur les horaires des tétées, les évolutions du P’tit Pois griffonnés ici et là pour être à jamais gravés. J’ai vu tout ça et c’est clair que j’en ai chialer.

Ce soir là, j’ai cru que je m’y ferai jamais ( Wah l’autre). Comme si, on me prenait mon bébé et que j’allais tout louper de lui.

Le lendemain, c’était le week-end, j’ai rechargé mes batteries, en m’occupant autant que possible de mon fils. Dimanche, j’ai encore chialé, non cette fois là, c’est car il a fait ses premiers pas . Ce truc là, ça me transcende, j’ai la vidéo dans  mon I-phone et à chaque fois, je me la repasse pour être émue un peu, juste ce qu’il faut . J’étais heureuse, il l’avait fait ici, chez lui et pas à la crèche, bordel tant mieux quoi. Je me sentais prête à affronter la vraie rentrée remontée à bloc.

J’ai ensuite enfin repris une classe, que ça fait du bien  ! J’avais oublié comme j’aime ce métier, je sais que ça va pas être facile tous les jours, mais franchement, il y a pas de métier ou ça l’est je crois.

Le soir, tant que je peux, je vais chercher le P’tit Pois à la crèche pour le laisser le moins possible .. ça veut quand même dire 9 heures par jour :(.

Lorsque je le récupère, il me tend les bras, la puéricultrice me parle, mais lui et moi on s’en fout, on se retrouve et c’est magique. Il me sourit, me fait un câlin en me serrant très fort. Il me regarde de partout et me caresse le visage, il a l’air si heureux de me retrouver . Alors on file dans la voiture ou les doudous nous attendent, une demi-heure plus tard on est rentrés…ENFIN. J’ai quitté le travail, il y a 2 heures, c’est pas tôt . Bordel.

Voilà, ma nouvelle vie. Tu vois, j’ai PLUS QUE JAMAIS des trucs à raconter, mais juste moins de temps pour t’ en parler.

Bon, bein va pas t’inquiéter , d’ici janvier je vais  attendre la livraison d’un colis ultra fragile et j’aurai plus de temps pour moi, pour mes bébés aux surnoms appétissants puis pour vous quoi !

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3 réflexions sur “Plus que jamais .

  1. Ça c’est vrai, plus le congé est long moins on s’imagine reprendre… Bientôt 3 ans pour moi !!! Et de grosses interrogations à la clé !
    J’ai ADORE ton article !

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