Ma légère tristesse 


La fin d’année approche et les commandes Pichon vont bon train, les conseils d’école avec les nouveaux collègues nommés, les repas de fin d’année…

Toutes ces choses qui annoncent une fin.

Je suis un peu partout et nul part. Remplaçante depuis trois ans, j’expérimente une certaine forme de liberté dans mon métier. 

Parfois ça m’enchante surtout quand je peux échapper à la corvée de livrets ou quand mes préparations se font rares lorsque je ne sais pas où je vais remplacer la semaine d’après. 

J’aime aussi beaucoup pouvoir voir des façons de fonctionner différentes, rencontrer plein de collègues géniaux que je trouve très inspirants, pouvoir me laisser le temps de savoir quel niveau je préfère vraiment. .. 
J’aime voir l’assurance que j’ai gagné face à l’inconnu, la réactivité  dont je sais désormais faire preuve face à des situations à gérer dans l’instant sans y être préparée. 

J’aime être la maîtresse d’un jour, qui essaye de profiter un maximum des élèves en proposant des activités qui changent un peu.  

Tout cela n’empêche pas que tous les ans je ressens cette sensation étrange, un peu comme de la tristesse de n’être pas en train de préparer moi aussi la rentrée prochaine dans une classe qui ne serait rien qu’à moi.

J’accueille cette émotion qui est certainement aussi une conséquence du fait que les fins d’années scolaire en règle générale sont synonymes pour moi de temps qui a passé trop vite, d’enfants qu’on  n’a pas vu grandir et je trouve cela assez déprimant .  
Cela ne dure jamais très longtemps . J’aime mon métier même si certains  jours il n’est pas évident mais surtout j’aime mon poste, pour le moment.  
On verra ce que me réserve l’année prochaine, comme chaque fois, c’est la surprise . C’est un peu flippant mais surtout assez excitant de passer l’été insouciante . 

 Bref, ce sont bientôt les vacances ;).

[Recette végane] Mes pancakes à la banane .


Salut !

J’espère que tu vas bien et que tu as tous les ingrédients nécessaires pour réaliser la recette qui va suivre car ça sera difficile de résister à l’envie d’y goûter 😉.

Un jour, pour mes 32 ans, une de mes meilleures amies m’a offert un livre de recettes véganes dans lequel il y avait une recette de pancakes à la banane . Dès que j’ai eu ce livre, la première recette que j’ai eu envie de tester, c’est celle-ci. Le problème ? C’est que je n’avais pas  tous les ingrédients demandés donc j’ai décidé ce jour là, en désespoir de cause de l’arranger à ma façon .

C’était délicieux, je n’ai donc jamais testé la vraie recette ^^.

 Les ingrédients :

  • 3 bananes bien mûres
  • 400 ml de lait de soja à la vanille
  • 3 cuillères à  soupe de sirop d’agave ou de sucre roux
  • 5 cuillères à soupe d’huile de noisette  (ou d’huile d’olive, ça fait le job aussi si jamais …)
  • 350 g de farine de blé (mais j’imagine que tu peux varier le type de farine bien sûr)
  • La moitié d’un sachet de levure chimique (facultatif mais pour moi indispensable car j’adore l’épaisseur des pancakes )

Préparation:

  • Je coupe les bananes en morceaux et je les écrase carrément à l’aide d’un mixeur plongeur
  • J’ajoute la farine, la levure, l’huile, le sucre, je mixe bien le tout, toujours avec le mixeur plongeur ( je sais que ça n’est pas fait pour ça mais c’est juste parfait pour cet utilisation ici :))
  • J’ajoute ensuite progressivement le lait pour éviter les grumeaux
  • C’est prêt : Je cuis mes pancakes sur un appareil à crêpes permettant d’en faire quatre à la fois, les pancakes montent très bien et le format est idéal pour le goûter des petits gourmands (et des grands).

La semaine dernière, c’était la Chandeleur, j’ai grandement célébré cette fête en classe ( on a cuisiné les pancakes à la banane justement et… sacré succès)  puis à la maison . Je tenais à dire que la meilleure recette de crêpes véganes  est pour moi celle de Marie Laforêt, dans son livre Vegan, à la page 151. Ce livre est pour moi un indispensable et en plus il a une vraie valeur sentimentale car c’est lorsque je l’ai acheté que j’ai définitivement plongé dans le véganisme pour de bon  . 

J’espère que tu vas te régaler avec ces pancakes, que tu pourras garnir avec du sucre roux, de la confiture, ou pour un total bonheur des papilles avec une bonne dose de Nocciolata végane.

A bientôt, bonne dégustation .

Noémie

 

 

 

Une famille unie


Ça crie parfois, ça bouge tout le temps.

C’est épuisant, enthousiasmant, motivant.

C’est beaucoup de tâches ménagères,  de  stress, d’inquiétude, de soucis de bien faire, de doutes et d’insignifiantes victoires du quotidien .

C’est peu de sommeil, de grasses matinées et de rendez-vous à deux .

Ce sont des découvertes toutes simples et lointaines, des voyages, des journées uniques qui paraissaient pourtant si ordinaires.

Ce sont des émotions, qu’on explore, qu’on exprime, qu’on refoule, qu’on accepte, qui nous font changer et grandir nous aussi et pas seulement les enfants.

C’est de l’amour et des « je t’aime » en prise quotidienne en prescription à vie .

C’est une impulsion sans pareille, une fierté timide mais dense.

C’est la magie dans l’invisible.

C’est une tranquillité d’esprit d’être ensemble, un bonheur d’exister, que l’autre existe et qu’on ait construit cette famille ensemble.

C’est merveilleux de les voir grandir, de voir que l’on devient une équipe, que leurs caractères viennent préciser et nourrir notre unité familiale.

C’est tellement bon d’aller se coucher et de se dire qu’on est là, ensemble, qu’on s’aime, qu’on est là l’un pour l’autre, que rien ne peut arriver, là tout de suite.

Il faut se le dire, il faut l’écrire, le ressentir, l’exprimer.

Il faut leur dire, lui dire, se le dire.

Il faut se câliner, se serrer sur le canapé, se respirer, prendre conscience par tous les sens de notre être de la plénitude d’être ensemble.

Faut oublier, faut zapper les moments chiants, les sauts d’humeur, les soirs merdiques où la fatigue décide pour nous.

Faut se pardonner, faut avancer, faut tirer partie de nos erreurs, les transformer en levier vers un meilleur nous-même.

Faut lâcher prise, l’aspirateur, la lessive et le rangement peuvent attendre,ils ne vont pas s’envoler contrairement à tous ces moments que l’on gâche à penser à tout ce que l’on devrait faire mais que l’on ne fait pas . La seule urgence, c’est celle qui nous vient sur l’instant présent.

Faut être indulgent envers nous-même, reconnaître et accepter que l’on est pas lisse, que tout ne se passera jamais comme sur les photos parfaites d’Instagram.

Une famille unie, c’est un joyeux bordel, un savant mélange de confort du connu et d’instabilité permanente. On croit savoir, on sait plus, nos enfants aiment les courgettes, ils les détestent. Ce sont des bébés, on a peine le temps de s’y faire qu’il n’en sont plus .

Faut évoluer, changer, chaque jour, avec eux, pour eux et à travers eux .

Une famille unie c’est avoir besoin de souffler mais sentir qu’on est oppressé en réalité quand ça dure trop longtemps.

C’est se manquer, s’inquiéter, s’aimer.

C’est vivre, exister, profiter, saisir .

C’est être.
Pour les trois autres parties de moi . 

LE film à voir en famille en ce moment 


Dimanche,je me suis laissée tenter, j’ai laissé en plan mes pinceaux (#maisonvintage #travauxàvie), sur une idée de mon amoureux, nous sommes tous partis au cinéma.

Il était question d’aller voir le dessin animé  Tous en scène.  J’avais vu la bande annonce et il est vrai qu’il avait l’air sympa mais alors …

Il fallait que j’en parle ici car il est juste merveilleux.

C’est  une véritable pépite et toute la famille a adoré. C’est le meilleur dessin animé que nous ayons vu depuis des années.

Je suis certes émotive et sensible mais j’avoue être passée des larmes de bonheur aux larmes de tristesse, c’est un véritable grand-huit des émotions.

Je n’ai pas envie de trop en raconter car je ne veux pas te gâcher l’histoire mais en gros le topo de base c’est qu’un koala en fin de carrière possède un théâtre et décide comme ultime coup d’essai afin de sauver son établissement d’organiser un gigantesque concours de chant ouvert à tous .

C’est ainsi que Mr et Mme Tout-le-Monde, aux personnalités bien différentes vont se retrouver  sur le devant de la scène.  Il va leur arriver tout un tas d’aventures que je ne vais pas te raconter ici … Tout est bien trouvé, juste et teinté de réalité, si bien que même les adultes peuvent adorer ce film . Je dirai même qu’ils peuvent en faire une lecture plus approfondie et tout à fait intéressante et poignante  .

La musique tient bien sûr  une place toute particulière dans ce film ce qui rajoute encore un peu de raisons d’avoir les poils de bras qui se hérissent.

Bref, c’est entraînant, c’est beau, c’est frais, c’est émouvant, la morale est belle… fonce, tu vas A-DO-RER et tes enfants aussi !

Ce billet n’était pas prévu à la base mais  il fallait que je crie au monde entier  mon amour pour ce film . J’espère que tu auras envie de le voir et que toi et ta famille passerez  un aussi bon moment que nous en famille.

Si tu es passé à côté, voici la bande annonce 💗 :

Prend soin de toi, à bientôt.

Noémie

Mes produits d’entretien et mes cosmétiques sans tests sur les animaux


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Salut ! Je souhaitais aujourd’hui te parler des produits que j’utilise dans ma maison et dans ma salle de bain .

Je fais attention à acheter désormais des marques qui n’effectuent pas de tests sur les animaux . Pour savoir quelle marque est acceptable pour moi ou non, je peux aller sur le site de le PETA par exemple ou alors tout simplement taper le nom de la marque sur laquelle je souhaite me renseigner suivi des mot-clefs suivants « tests animaux ».

Je vais commencer  les produits d’entretien:

Pour nettoyer notre maison, nous n’achetons que du vinaigre blanc et nous fabriquons nos produits à partir de cette matière première .  Pour laver la vaisselle et le linge, j’achète la marque Rainett. Et c’est tout .

Pour les produits d’hygiène :

Sous la douche, j’utilise des gels douche de la marque Lavera, Alverde ( marque bio du DM en Allemagne) ou Douce Nature. En shampoing, j’utilise la marque Lavera et un après-shampoing Alverde . Pour le dentifrice, au risque de paraître absolument pas originale, là encore ce sont au choix les marques Lavera (que l’on trouve chez Biomonde) ou Alverde . Pour le déodorant, je prends depuis des mois la marque allemande Wasserlilie en stick .  En fait être végane et habiter tout près de l’Allemagne et de ses fantastiques magasins DM, c’est clairement un facteur facilitant pour remplir sa salle de bain de produits acceptables à des prix défiants toute concurrence . MAIS, tu as de la chance car on peut désormais trouver ces produits sur Amazon ! Pour le démaquillage, je n’utilise que de  l’huile de coco  et je me lave ensuite le visage avec le gel douche que j’ai sous la main

.
Pour les produits de soin :

Pour les crèmes de jour et de nuit, mon baume pour les lèvres, c’est encore la marque Alverde, tous mes produits capillaires pour me coiffer, à savoir  spray démêlant, mousse, laque sont aussi de cette même marque. J’ai également un baume capillaire de la marque Shea  Moisture, je l’avais acheté à New York il y a bientôt un an et bien que j’en mette presque tous les jours, il n’est toujours pas terminé, donc excellent rapport qualité-prix en passant :). Pour les soins profonds de mes cheveux, je n’utilise que des huiles végétales Bio, en fait je fais un bain d’huile de ricin par semaine  et je fais du henné naturel de temps en temps .

Pour le maquillage :

J’ai certains produits que j’adore, les voici énumérés avec leur marque (j’ai mis en vert mes chouchous, à savoir ceux que je porte presque tous les jours) :

  •  La Dipbrow pomade d’Anastatasia Beverly Hills (crème à sourcils)
  • Le mascara Glam and Doll waterproof de Catrice 
  • Le mosaic blush d’Essence
  • L’anti-cerne Alverde pour les matins difficiles
  • La poudre libre Alverde
  • Tous mes pinceaux sont de la marque Real  Techniques

Voilà pour les produits que j’utilise le plus souvent .

J’ai encore quelques autres produits que j’utilise moins souvent parce que je préfère dormir le matin en semaine que de me faire des smokys ^^

  • Le rouge à lèvre Love scraft de Kat Von D
  • La palette de coutouring Shade and Light de Kat Von D
  • Deux palettes de fards à paupière Urban decay : La Naked 3 et la Naked smoky
  • J’ai un fond de teint de la marque Urban Decay le Naked Skin que dois avoir depuis un an au moins .

Je tiens à parler ici de l’épineux problème de conscience que posent les marques comme Urban Decay qui ne testent pas sur les animaux mais qui appartiennent à un groupe plus grand qui lui effectue  des tests sur les animaux, ici L’oréal .

Je suis de celles qui pensent qu’acheter ces produits est acceptable car pour moi, en achetant ces produits, j’augmente la demande de produits non testés sur les animaux alors que si je m’en détournais je n’enverrais aucun message à ses grandes marques . Si un grand nombre de végans font cela, l’offre régissant la demande, il y a de fortes chances pour que les marques non testées sur les animaux se multiplient .

Je tenais à dire aussi que la marque Kat Von D vient d’arriver en France et ça, c’est super cool pour l’histoire du maquillage végan ;)!

Enfin, pour avoir une explication claire sur toute la problématique des tests sur les animaux,  je te propose de regarder la vidéo de Coline à ce sujet, elles t’apportera tous les éléments pour acheter en connaissance de cause .

J’espère que ce billet t’a plu, n’hésite pas à partager tes marques préférées en commentaires . N’oublie pas que tu peux t’abonner en un clic à mon blog pour recevoir dans ta boîte mail chaque nouvel article que je publierai .

Merci de m’avoir lu, prend soin de toi, à bientôt !

Noémie.

 

[Recette végane] Pita végane aux légumes et crème de soja


Je n’avais jamais acheté de pain pita mais quand je me suis retrouvée au rayon des pains de mie j’ai eu envie d’essayer .  Il me fallait trouver une recette vite fait bien fait pour les garnir .

J’étais la seule à manger ce plat ce soir là car mes hommes mangeaient autre chose et moi, j’avais très envie de légumes verts . J’ai donc mangé deux pitas et il me restait encore de la préparation pour une pita que je me suis fait le lendemain avec un autre accompagnement .

Les ingrédients :

  • Quelques brocolis (j’ai coupé une branche et j’ai séparé les fleurettes)
  • Un oignon
  • La moitié d’une gousse d’ail
  • Un poivron jaune
  • Quatre beaux champignons
  • Une petite courgette ou la moitié d’une grande
  • De la coriandre (je la prends surgelée ), j’aime énormément ça donc j’en mets toujours beaucoup  mais je dirais qu’une bonne cuillère à soupe devrait suffire pour une personne normale 🙂
  • Du gingembre frais
  • Sel, poivre

Préparation :

  • Couper tous les légumes en petits cubes et  séparer les fleurettes
  • Hacher l’oignon et l’ail
  • Ensuite, mettre un peu d’huile d’olive dans un fait-tout et verser tout en même temps
  • Faire revenir tout ça à feu assez doux
  • Lorsque les légumes sont bien cuits ajouter une bonne dose de crème de soja, la coriandre et  râper un peu de gingembre frais
  • Saler et poivrer légèrement
  • Laisser cuire encore quelques minutes toujours à feu doux
  • Faire une entaille dans le pain pita qui permettra de le garnir
  • L’humidifier à peine (aucune goutte d’eau de doit être visible sur le pain, il s’agit juste de passer la main sous l’eau et de la passer sur chaque face du pain pita)
  • Mettre le pain  au grille-pain
  • Quand cela est fait, le garnir
  • C’est prêt, bon appétit 😉

Remarque : J’ai refait cette recette depuis et j’ai ajouté un petit quelque chose, je souhaitais te livrer ce secret gourmand 🙂 . J’ai tartiné le pain pita de houmous maison et alors, laisse moi te dire que c’est une tuerie … Si ça te tente ^^

J’ai adoré cuisiner ce repas doudou et j’espère qu’il te plaira à toi aussi .

Prend soin de toi, à bientôt.

Noémie.

 

 

Comment je  sensibilise mes enfants à mon engagement pour les animaux.    


Je ne suis pas née vegane. Je ne le suis que depuis quelques mois si tu débarques  et que ce billet est le premier que tu lis  ☺.  On m’a très souvent demandé comment je faisais avec les garçons. 

En effet, mes enfants sont, comme je l’était il y a quelques mois omnivores . 

Il se trouve qu’à la maison, mon amoureux et les P’tits Pois  sont devenus presque exclusivement végétariens.  Ce qui est déjà un énorme changement. 

Je n’ai jamais caché ma démarche à mes enfants et dès  l’instant où j’ai pris la décision de devenir végane, j’ai décidé de les sensibiliser aux raisons qui me poussaient à le faire . Mes enfants, pas plus que les autres d’ailleurs, n’ont pas à me croire sur parole . 

Je suis suis une opportuniste de la sensibilisation. C’est à dire que lorsque une situation me permet d’expliquer mon point de vue je ne loupe jamais une occasion.  

Par exemple, pour le lait, l’échange est venu d’un questionnement, mon grand se demandait comment les vaches avaient du lait . Je lui ai expliqué que comme tout les  mammifères, les vaches produisaient du lait pour nourrir leurs bébés, comme moi en fait.  Il  été touché d’apprendre que l’on buvait. .. le lait des petits veaux . 

Mes enfants ont compris une vérité qui, sans même avoir fait l’effort de leur cacher, ne leur avait jamais été énoncée : On doit tuer les animaux pour les manger. Partant de ce postulat, c’est triste de manger de la viande parce que  celle-ci signifie pour eux la fin de la vie de l’animal. La société fait en sorte que les gens  oublient qu’ils  mangent des animaux morts, elle fait  ainsi inévitablement d’eux des menteurs car lorsqu’ils ont  un sursaut d’objectivité ils leur est impossible de dire cette vérité à leurs enfants. Ils  l’enjolivent, la société les aide grandement, il y a des mots pour parler de viande sans dire de quel animal mort ça provient, ils s’en remettent à toutes ces stratégies marketing car ils ont trop peur que leurs enfants se détournent de la viande tant on leur  a injecté   depuis leur  plus tendre enfance l’idée que personne ne  peut vivre sans . 

 Je n’ai pas envie de ça pour mes enfants, je leur dis la vérité car il la mérite. 

J’ai essayé de faire en sorte que mes enfants se reconnecte aux animaux . En effet le marketing fait des tas d’efforts pour que les gens oublient que la viande qu’ils mangent vient d’un animal qu’on a tuer. J’ai montré à mes enfants ce qu’était un veau, un agneau entre autre et mon grand a été horrifié de comprendre que l’on pouvait manger de tels animaux. Il en a même pleuré,je me suis retrouvée déstabilisée ce jour-là . J’ai essayé de l’apaiser en lui disant que personne ne nous obligeait à participer à ça, que l’on était libre de ne pas en manger, qu’on avait le droit de ne pas en manger  . Voilà, c’était ça la première grande décision de mon grand : Ne plus jamais manger de veau ou d’agneau.  C’est un début mais c’est un très grand pas et je tiens au fait que cela vienne de lui, que ce soit sa propre décision.  

Son petit frère est beaucoup moins concerné pour le moment . Il a envie de s’opposer à moi par principe et scande haut et fort qu’il est carnivore alors que l’on ne mange que végétarien à la maison 😄. Il a tout de même une grande empathie envers les animaux, pose beaucoup de questions  et je sens que petit à petit, il comprends des choses.

Je sais que toute cette éducation à ma vision des choses concernant les animaux va prendre du temps mais il ne s’agit pas de les brusquer . Mon souhait le plus cher c’est que la sensibilisation que  j’ai entamé soit solide et durable, quitte à être progressive. J’aimerais qu’elle  s’achève par une décision qui leur sera propre.  Je n’ai pas envie qu’ils me croient, j’ai envie qu’ils comprennent, et cela peut être long et je l’accepte. 

J’ai bien conscience que ce que j’énonce ici peut être sujet à controverses car quand on a des enfants, on souhaite le meilleur pour eux  et le meilleur pour moi c’est de ne pas manger de viande du tout mais je tiens à ce que leur libre arbitre soit respecté,mais il est évident que jamais je ne cacherai la vérité à mes enfants concernant la souffrance des animaux et concernant leur pouvoir et leur impact à faire bouger les choses et à agir autrement.  Je les éduque à penser par eux-mêmes et non pas à croire et c’est pour cela que je ne les oblige à rien. 

A la maison nous mangeons soit végan soit végétarien  (sauf moi qui mange toujours végan) et c’est déjà dans ce principe même une révolution.  Il ne se passe pas un jour sans que la question de la condition animale ne soit abordée à la maison . Un chemin se trace, un changement s’opère, des pensées s’aiguisent. 

Dans un autre registre, on allait toujours voir les crabes et/ou les homards dans les aquariums des grandes surfaces.  Les garçons étaient fascinés par eux . Un jour j’ai décidé de ne plus y aller, le plus jeune a commencé à ronchonner alors je lui ai demandé : « Tu ne crois pas que ces animaux préféraient être ailleurs à nager et à vivre leur vie, plutôt que d’être là avec les pinces accrochés à attendre qu’on les achète pour les manger? » . Il a reconnu que c’était triste et ne demande plus pour le moment à aller les voir .

Je ne fais en fait qu’ exprimer mes émotions à mes enfants.  

J’ai aussi sensibilisé  mes enfants en cuisine . Cuisiner végan me rend heureuse et créative et j’aime qu’ils puissent le remarquer . J’aime qu’ils s’associent à moi pour cuisiner de nouvelles recettes. J’ai de la chance mon grand est assez ouvert  à la nouveauté dans l’assiette, c’est plus compliqué pour son frères MAIS les nuggets au tofu mariné à la japonaise réconcilie tout le monde a coup sûr. 😄

Tout ce que je fais (ou ne fait pas) ne fait pas d’eux des végétariens stricts mais chaque jour, chaque petit échange, chaque explication est une graine que je sème.  

Nous ne vivons ainsi que depuis quatre mois, il ne fait nul doute que j’aurais encore des tas de choses à exprimer à ce sujet, je reviendrai t’en parler avec plaisir car c’est un sujet qui me tient à coeur. 

Je voulais témoigner pour te dire que c’est possible, oui on peut avoir été une famille totalement omnivore et changer. 

 N’hésite pas a partager ton expérience en commentaire, ces échanges seront d’une grande richesse pour les personnes qui vivent cette situation en ce moment.  
  Prend soin de toi, à bientôt !

Noèmie